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lundi 4 juillet 2016

NDDL fera-t-il faillite comme le « troisième aéroport parisien » de Châlons-Vatry ?


Alors que certains imaginent que Notre-Dame-des-Landes serait le 4ème aéroport de Paris, il convient de s'intéresser au destin de l'aéroport de Vatry, souvent considéré comme le 3ème aéroport parisien, pour le fret.

Doté d'une piste de 3860 mètres, l'une des plus longues d'Europe, et bien placé au sud-ouest de Reims, à proximité des voyageurs venant visiter Dysneyland Paris, c'était d'abord une ancienne base militaire de l'OTAN, qui a été transformée à grands frais en grand centre logistique, suite à une décision du département de la Marne. Le premier vol commercial a lieu le 21 janvier 2000.

Pour renforcer la proximité (relative) avec Paris, la dénomination marketing de cet aéroport devient alors « Aéroport Paris Vatry ». Manque de chance, la société de fret DHL, pressentie pour venir à Vatry quand elle voulait quitter Bruxelles, a préféré s'installer sur l'aéroport allemand de Leipzig.
Le développement est donc resté modeste, centré sur le fret (denrées périssables de fruits, légumes, fleurs coupées d'Afrique orientale), avec aussi un modeste trafic charter et il est vrai l'activité de la compagnie à bas coûts Ryanair, qui aurait reçu des subventions publiques pour un montant de 1,55 millions d'euros, et peut-être plus selon des accords très discrets, pour assurer des rotations vers la Scandinavie.

En 2009, la compagnie Avient, qui assurait 70% du trafic de l'aéroport, a décidé de se redéployer en Belgique. Catastrophe !

L'aéroport de Vatry avait investi en 2007 dans un second terminal cargo, portant la capacité de manutention à 120 000 tonnes par an. Mais malheureusement le tonnage de fret, après avoir culminé à 40 000 tonnes en 2008, n'a pas cessé de baisser, jusqu'à 4 585 tonnes seulement en 2015, tandis que le nombre de passagers n'arrive toujours pas à progresser.

Tout ceci est vérifiable sur Wikipédia. Mais il faut lire Les Échos de ce lundi 4 juillet 2016 (page 16), qui annonce carrément la liquidation de la société délégataire, « plombée par un déficit record ». En « solution de dernière chance », c'est le département de la Marne qui a décidé à partir de ce mois de juillet de reprendre l'aéroport en régie directe.

Qu'importe, le contribuable paiera : puisque la Marne fait partie de la fameuse région Grand Est, qui s'étend démesurément de Strasbourg à la région parisienne, son président (LR) Philipppe Richert a assuré qu'il injectera 3,5 millions dans l'aéroport. Fuite en avant ?

Quand au président du département de la Marne, René-Paul Savary (lui aussi élu LR), il assure la main sur le cœur que « cet aéroport est en avance sur son temps. Il faut vingt ans pour installer un tel équipement. Nous devons tenir ». Ben voyons !

Au moins, les contribuables bretons et ligériens sont prévenus de ce qui les attend si Notre-Dame-des-Landes était construit en dépit de toute prévision économique sérieuse : ils mettront la main au bassinet, et pendant de longues années.


Les Echos, 4 juillet 2016






mardi 29 mars 2016

Annonce d'une commande exceptionnelle de munitions pour les Flash-balls/Lanceurs de balles de la police française.

Communiqué du 29 mars 2016 de l'Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières : Annonce d'une commande exceptionnelle de munitions pour les Flash-balls/Lanceurs de balles de la police française.


Nous apprenons que l'usine Alsetex à Précigné, dans la Sarthe, spécialisée dans le maintien de l'ordre, vient de recevoir de l’État une commande exceptionnelle de "MDCP" (munitions de défense à courte portée) de calibre 40 mm, pour un montant de 5,57 millions d'euros, et une quantité estimée à 115 000 munitions par an.

Ce calibre est celui des nouveaux Lanceurs de balles de défense, en caoutchouc, équipés de viseurs laser, qui remplacent actuellement les vieux Flash-balls, jugés trop imprécis.

L'organisme acheteur (pour le compte de la police, de la gendarmerie et de l'administration pénitentiaire) porte l'acronyme de SAELSI (Service de l'achat des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure), une création récente datant de 2014. Sept entreprises avaient candidaté pour répondre à l'appel d'offre.

L'Assemblée des blessés par la police, avec leurs familles et amis, dénonce ce marché public que l’État vient de conclure avec l'usine Alsetex pour la fourniture d'un nombre sans précédent de "balles de défense" afin d' équiper les forces de l'ordre, d'un montant estimé à 115 000 munitions chaque année pendant les quatre années à venir, dont 100 000 pour la seule police nationale.

Ce chiffre contraste avec les bilans officiels fournis par la police, qui font état de 3000 tirs par an, ce qui laisse supposer une augmentation exponentielle des usages, peut-être à mettre en rapport avec l'actualité sociale et revendicative et les stratégies du gouvernement en matière de maintien de l'ordre dans les manifestations de salariés et de jeunes.

115 000 balles, divisées par 365 jours, cela donne environ 315 tirs quotidiens... Le gouvernement français a donc planifié de tirer 315 fois par jour sur les citoyens, y compris les jours fériés.

Cet achat massif de balles de type flash-ball/Lanceur de balles banalise les violences policières, entérine et aggrave le changement de doctrine policière survenu avec Nicolas Sarkozy et multiplie les risques dramatiques de mutilations permanentes, notamment de la vision, alors que déjà ces balles de caoutchouc ont causé la mort d'un homme en France et 39 blessures graves, dont 12 sur des enfants mineurs.

L'Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières
Numéro national : 06 56 82 00 01

Sources et contacts utiles.
* * *

Renseignements consultables en ligne sur le Bulletin officiel des marchés publics :

L'appel à marché public pour une quantité annuelle estimée à 115 000 munitions, dont 100 000 pour la police et 10 000 pour la gendarmerie.
Avis No 15-135263 publié le 03/09/2015
Avis de marché
« Fourniture de munitions de défense à courte portée (mdcp) de calibre 40 mm destinées aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale et de l'administration pénitentiaire à Paris. »

« Quantité ou étendue globale :
les quantités prévisionnelles annuelles se répartissent comme suit:
-police Nationale: 100 000 munitions
-gendarmerie Nationale: 10 000 munitions
- administration pénitentiaire: 5 000 munitions
Ces données fournies à titre indicatif, ne sauraient engager l'administration.
l'accord-cadre est conclu sans minimum ni maximum. »

Durée du marché ou délai d'exécution :
Durée en mois : 48 (à compter de la date d'attribution du marché).

Le marché arrivé à conclusion, avec son montant : 5,570 millions d'euros
Avis No 16-19265 publié le 10/02/2016
Avis d'attribution de marché

Fourniture de munitions de défense à courte portée (mdcp) de calibre 40 mm destinées aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale et de l'administration pénitentiaire à Paris

Valeur totale finale du ou des marché(s) :
Valeur : 5 570 600 euros.
Voir ici :

Voir aussi pour information un précédent marché public de l’État, publié en novembre 2014, qui n'avait pas été fructueux, et qui ne portait que pour 66 000 munitions, ce qui fait remarquer que les prévisions de tirs des autorités ont quasiment doublé en une seule année, entre 2014-2015 et 2015-2016.
Voir ici :


Déclaration de marché infructueux pour ce précédent appel de 66000 munitions, qui a été donc remplacé cinq mois plus tard par un nouveau marché de 115 000 munitions. « La procédure d'appel d'offres a été déclarée infructueuse par décision du 24 avril 2015 du pouvoir adjudicateur »
Voir ici :

* * *

Autres contacts et renseignements :

Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières (numéro national) :
06 56 82 00 01

Assemblée des blessés et familles (collectif de Nantes du 27 novembre 2007) :

Blog national de l'Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières

Nantes en résistance, Collectif du 22 février 2014

Flash-ball non merci, réseau des cafés-bars

Observatoire-laboratoire de la démocratie locale :

Campagne contre les violences policières de l'ACAT, Action des chrétiens pour l'abolition de la torture


(Ci-contre, visuel de l'ACAT)










dimanche 17 janvier 2016

Lettre-publique à Madame Simone Veil, et aux parlementaires français, sur la déchéance de nationalité, l'état d'urgence et le permis de tirer.

Cette semaine de la mi-janvier 2016, l'OBSLAB (Observatoire laboratoire de la démocratie locale) s'est adressé symboliquement à Simone Veil sous la forme d'une lettre-pétition proposée à tous et toutes, afin d'interpeller personnellement l'ensemble des députés et sénateurs français, au moment où repose sur eux la sauvegarde de la démocratie face aux dangers de l'état d'urgence. Ils ont reçu ce courrier dans leurs boites-mail à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Luc Douillard, porte-parole de l'OBSLAB


Lettre-publique à Madame Simone Veil, et aux parlementaires français, sur la déchéance de nationalité, l'état d'urgence et le permis de tirer.

Le 15 janvier 2016,

Madame, Monsieur le-la député-e, sénateur, sénatrice,

Nous vous prions de bien vouloir prendre connaissance de la lettre-publique que nous adressons à Madame Simone Veil, en vue des débats parlementaires qui seront consacrés à la déchéance de la nationalité, à la constitutionnalisation de l'état d'urgence et au permis de tirer en dehors de la légitime défense.

Si nous nous adressons symboliquement à Madame Veil alors qu'elle est aujourd'hui retirée de la vie publique en raison de l'âge et de la maladie, c'est parce que son parcours de vie et sa personnalité sont toujours des références actuelles et agissantes, pour tous et toutes.

Ainsi, nous espérons que cet argumentaire pourra nourrir votre réflexion de parlementaire.

Dans cette attente, nous restons à votre disposition et vous prions de recevoir nos salutations distinguées,

Pour la pétition en ligne, Luc Douillard à Nantes

* * *


À Madame Simone Veil
Académie française et Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Paris

Le 10 janvier 2016,

Chère Madame Simone Veil,


Nous nous adressons à vous aujourd'hui avec le plus grand respect comme recours, à un moment de l'actualité marqué par les dramatiques attentats terroristes de l'année 2015, et alors que les enjeux politiques sont tellement complexes et brouillés par l'émotion.

Nous vous sollicitons, Madame, en tant qu'interprète des valeurs et des aspirations démocratiques du peuple français, pour deux motifs qui sont également nos hommages personnels :
    - En raison de votre courage politique en 1974 et 1975 pour donner enfin aux femmes françaises le droit au contrôle des naissances,
    - Parce qu'auparavant vos yeux ont vu en face l'horreur du système concentrationnaire nazi et de la Shoah, tragédie incomparable que vous avez vécue dans votre chair, et face à laquelle l'humanité sait désormais qu'elle est capable du pire comme du meilleur, et qu'elle devra rester éternellement vigilante.
Nous vous demandons d'appeler à ne pas approuver une modification de la Constitution républicaine qui serait indigne du peuple français et contraire aux principes des Droits de l'Homme, même sous prétexte d'urgence terroriste.

Lorsque le président précédent monsieur Sarkozy avait souhaité modifier le préambule de la Constitution, qui résume le pacte républicain de la vie commune en France, proclamé en 1789, enrichi et scellé par le sacrifice des Résistants, nous savons que vous aviez alors fait part de votre réserve ou de votre désapprobation.

Aujourd'hui en cette période trouble, le président Hollande semble souhaiter satisfaire certains voeux de l'extrême droite xénophobe et raciste, pour des motifs qui lui appartiennent.

Nous vous demandons, madame Simone Veil, de faire savoir par avance à l'opinion publique et à tous les parlementaires, s'ils étaient réunis en discussion de projet de loi ou en congrès constitutionnel,

1 – Qu'il serait indigne de créer une contradiction insurmontable dans la Loi fondamentale en réaffirmant l'Égalité devant la loi, tout en créant deux catégories de Français selon leur origine binationale ou mono-nationale, dont l'une pourrait être déchue plus facilement de son droit de citoyenneté, comme les juifs naturalisés, après 1940.

2 – Que le débat nécessaire sur la déchéance de nationalité ne doit pas masquer d'autres enjeux tout aussi importants, à savoir notamment qu'il serait inacceptable que la lutte nécessaire contre le terrorisme soit instrumentalisée et déconsidérée, en assignant à résidence avec privation de liberté, sans raison sécuritaire efficiente, et sans l'avis préalable d'un magistrat indépendant examinant au fond les motifs allégués, des personnes françaises, suspectées parce que d'origine étrangère, ou bien parce que militantes de causes écologiques, associatives, sociales ou syndicales, n'ayant évidemment aucun rapport avec le terrorisme idéologique homicide.
Ces personnes doivent normalement être tenues responsables de tous leurs actes devant la justice de droit commun qui dispose déjà de moyens considérables, mais sans y ajouter des lois d'exceptions odieuses et inefficaces, sinon contre-productives.

3 – Qu'il est urgent de s'opposer à la récente suggestion du Premier ministre qui proposait de légaliser, au nom de l'antiterrorisme, les tirs homicides policiers même en dehors d'un contexte strict de légitime défense, ce qui revient à légitimer le permis de tuer et les exécutions sommaires et assassinats ciblés, occasions évidentes de graves dérives.
À cet égard, nous comptons sur vous, madame Veil, pour rappeler solennellement que les proches des enfants juifs tués par Mohamed Merah à Toulouse, et ses autres victimes, que les proches des tués de Charlie-Hebdo et du magasin Hyper Cacher, que ceux des tués du Bataclan et du 13 novembre dernier, ont tous un besoin vital de justice et de vérité, mais non de vengeance mimétique.
La police française ne doit pas venir au secours des tueurs terroristes en leur épargnant le pire des châtiments, celui qu'ils redoutent le plus : être arrêtés vivants, pour répondre de leurs actes devant la justice.
De ce point de vue, l'armement de la police française est actuellement clairement inadapté : dans le domaine du maintien de l'ordre ordinaire, il faut bannir l'emploi des fusils lanceurs de balles en caoutchouc à longue portée avec visée laser, inauguré depuis une dizaine d'années, car il est un facteur de graves cruautés inutiles et d'infirmités corporelles permanentes perpétrées sur des personnes innocentes, alors qu'au contraire cette arme serait d'un emploi judicieux pour neutraliser les forcenés et pour arrêter vivants les tueurs terroristes, afin qu'ils soient un contre-exemple devant leurs admirateurs potentiels et qu'ils soient obligés de révéler à leurs victimes et à la société quels sont exactement leurs motivations, leurs entraînements psycho-sociaux, leurs complices, leurs filières, leurs chefs commanditaires et leurs donneurs d'ordre financiers. Car on ne peut sous-estimer l'enjeu d'arrêter vivants les terroristes pour les juger, sans leur faire le cadeau du « martyre » qu'ils réclament.


Confiant et attentif dans votre sagesse, tous très divers dans nos opinions politiques, nous nous réunissons tous ensemble devant vous, Madame Veil,
pour vous demander de prendre position fermement face à ces trois questions urgentes, avec les formes qui vous conviendront, et nous vous assurons par avance de notre respect et de notre haute considération.

* * *

Pétition en ligne consultable ici (chacun et chacune est invité-e à s'y associer) :


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mercredi 22 juillet 2015

Après le « Voyage à Nantes », le « Départ de Nantes » ?


Joli tête à queue, ce mercredi matin 22 juillet 2015, dans l'édition nantaise de Ouest-France, page 12, où l'on apprend que la structure para-municipale culturo-touristique « Le Voyage à Nantes » ne se contente pas d'inciter ardemment les touristes mondialisés à choisir de passer par Nantes, mais qu'elle se dévoue également pour inciter les Nantais (ceux qui en ont les moyens) à... en partir, et le plus loin possible, à l'aide d'une convention insolite avec une agence de voyages qui propose des destinations en France et à l'étranger (notre document 1).
 
Il est vrai que partir, c'est aussi revenir chez soi un peu plus tard, ce qui peut se considérer comme une forme de tourisme intérieur très enrichissant culturellement.

Les ménages nantais cloués au sol pendant l'été faute de moyens économiques vous en diraient plus sur ce voyage immobile, au moment où même l'augmentation du prix du ticket de tram et bus évoque l'ivresse et la volupté d'un luxe exotique.

Par une coïncidence en forme de clin d'oeil, ce même journal nous apprend (page des annonces judiciaires et légales) que le Voyage à Nantes n'est pas la seule structure publique nantaise à « favoriser ceux partent », comme le fameux Neptune de la devise héraldique.
En effet, on y apprend que les besoins en voyages « en France et à l'étranger » des cadres de la mairie de Nantes, et des élus, justifient un volume tel qu'il requiert un marché public pluri-annuel (notre document 2, toujours dans ce Ouest-France du 22 juillet).

Il ne saurait être question de mettre en doute l'utilité de ces missions, absolument nécessaires au rayonnement de la métropole, y compris et surtout si cet appel d'offre précise que ces voyages municipaux concerneront également les « déplacements professionnels » et ceux entrepris « dans le cadre des congés bonifiés », ainsi que les « déplacements des familles des agents » et aussi celles de mesdames et messieurs les « invités ».

Du moment qu'ils payent de leur poche, il faudrait être de bien mauvaise foi pour y voir du mal, dans une ville en pleine « co-construction », qui prend son « nouvel élan », quitte à dégager quelques tonnes de gaz à effet de serre.

Ceci dit, avec tous ces gens pressés d'aller voir ailleurs, il n'est pas étonnant qu'il nous faille d'urgence un aéroport tout neuf à Notre-Dame-des-Landes ! Avec des barbelés et des miradors 5 étoiles, pour en éloigner les manants ?







samedi 16 mai 2015

Flash-ball LBD : samedi 16 mai 2015, lancement de la campagne de lettres personnelles à Mme Taubira, Garde des Sceaux

Flash-ball LBD : samedi 16 mai 2015, lancement de la campagne de lettres personnelles à Mme Taubira, Garde des Sceaux
(Merci de partager largement ce message auprès de vos amis, mail-lists et correspondants sur les réseaux sociaux, etc. Amitiés à tous et toutes).


Flash-ball LBD et classement sans suite des plaintes des blessés par la police à Nantes lors de la manifestation du 22 février 2014 :

Plusieurs jeunes blessés, des membres de leurs familles et des amis proches écrivent à Madame Taubira le 8 mai 2015 pour lui demander de donner une instruction ministérielle générale aux parquets afin d'ouvrir systématiquement des enquêtes judiciaires indépendantes en cas de violence policière ayant provoqué une infirmité permanente.

Les blessés, familles et amis vous invitent à poser maintenant un geste personnel simple et signifiant : imprimer chez vous cette lettre (deux pages en format PDF)

On peut télécharger en PDF le fichier de la lettre à La Garde des sceaux ICI.,
ou ici (copier le lien sur votre barre de navigation s'il ne s'ouvre pas)

http://27novembre2007.blogspot.fr/2015/05/lettre-mme-taubira-garde-des-sceaux.html

y ajouter votre signature manuscrite
et envoyer le tout par la poste à l'adresse indiquée du Ministère de la justice.

Nous comptons sur vous, en solidarité pour les blessés et pour empêcher d'autres mutilations policières en France.


dimanche 26 avril 2015

Dix années de sarkozo-hollandisme ont transformé les jeunes de France en petits vieux racistes ?

Revue de presse, expression individuelle donnée ici en tribune n'engageant pas l'OBSLAB.

Dix années de sarkozo-hollandisme ont transformé les jeunes de France en petits vieux racistes ?


(...) Nous avons perdu la bataille des idées.

Rien n'est désespéré. Tout est à refaire, mais autant le savoir.

Voir ici :
http://lucky.blog.lemonde.fr/2015/04/26/dix-annees-de-sarkozo-hollandisme-ont-transforme-les-jeunes-de-france-en-petits-vieux-racistes/

jeudi 9 avril 2015

"Permis de mutiler" : communiqué émanant de la Coordination des opposants au projet d'aéroport de NDDL

Communiqué de presse

Permis de mutiler

Les membres de la Coordination des opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, présents à la réunion du 8 avril 2015 à Notre Dame des Landes, s'indignent du classement sans suite des plaintes contre la police déposées par les six blessés du 22 février 2014 à Nantes.

Ce classement sans suite signifie exactement que le fait, pour des fonctionnaires de police, de blesser ou mutiler à vie des manifestant et des journalistes, ne mérite même pas instruction par un juge ayant mission de le faire.

Alors que des milliers de photos ont été prises le 22 février, est-il crédible, hors enquête par un juge d'instruction indépendant, que toute identification des auteurs soit impossible ? Alors que des photos ont servi pour repérer des dizaines d'individus, afin de les juger en comparution immédiate, avec des sanctions exorbitantes, hors de toute juridiction connue !

  • Ce classement sans suite est un blanc-seing à l'usage tous azimuths, par la police, des armes les plus dangereuses, hors de toute légitime défense !
  • C'est un blanc-seing à l'obstruction du travail des journalistes !
  • C'est une garantie d'impunité, c'est un permis de mutiler, voire de tuer (comme à Sivens) que l'Etat donne à ses gardiens ! La France s'indigne pourtant bien fort des dérapages aux USA...

Par ce classement sans suite, le pouvoir condamne une fois de plus les citoyens à douter de cette justice qui refuse de les protéger.

Nous poursuivons notre soutien aux blessés et nous joindrons à leurs efforts pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de leurs mutilations.

Le 8 avril 2015

Contacts presse :
Dominique Fresneau
Geneviève Coiffard-Grosdoy

lundi 9 mars 2015

Exclusif : la région Pays de la Loire soigne sa e-réput' !

Juste avant de risquer de passer à droite aux prochaines élections, la région dite des Pays-de-la-Loire soumet à nouveau un marché public de veille et lobbying discret sur les réseaux sociaux.

Durée du contrat pour la boite de communication qui sera retenue : jusqu'à quatre ans.


Date limite de remise des candidatures : 15 avril 2015 à 13 heures.

Elles devront comprendre un mémoire indiquant leur stratégie (et montrer patte blanche afin de prouver qu'il n'y pas d'anti-aéroport notoires parmi les collaborateurs salariés ?)


En effet, il faut produire pour candidater :


"10 - Un mémoire technique qui comportera :
- La méthodologie envisagée pour assurer les prestations demandées dans le CCP et en particulier le suivi, modération et optimisation de la présence de la Région des Pays de la Loire sur les réseaux sociaux (gestion des pages Facebook, comptes twitter ; animation des réseaux sociaux ; suivi de la e-réputation de la Région).
- La présentation des moyens humains mis à disposition sur ce projet, notamment le CV détaillé de la (les) personne(s) qui gèrera (ont) le projet dans sa globalité."
Et oui !


Coût : "Montant minimum : 20 000 € HTVA par an. Montant maximum : 60 000 € HTVA par an". Un peu chère pour le contribuable, la "e-réputation" !


Mais on est quand même fou de joie à l'idée de "véhiculer (sic) les valeurs (re-sic) de la Région" et de mesurer "l'influence" des "communautés", surtout si ce sont des zadistes ou des amis des ragondins.


Notre illustration (plus bas) : un extrait de cette consultation "GESTION DES COMMUNAUTES WEB".

mardi 24 février 2015

Danie Mermet à Nantes, le mardi 3 mars.

Pour ceux et celles qui seraient curieux de voir Daniel Mermet à Nantes. Sollicité par ATTAC 44, l'OBSLAB a accepté de parrainer cette réunion avec Jet FM. (Salle Bretagne, également accessible par le tram Arrêt Poitou, ligne 3).


mercredi 24 décembre 2014

Françoise Verchère comme Antigone

"Parce que je sors d'ici Antigone, ce qui ne devrait plus être de mon âge, et alors qu'à vingt ans je comprenais Créon…" 

Elle s'est donc déplacée vers la gauche en avançant dans la vie, comme Jaurès, comme Michelet, comme Chateaubriand, comme Victor Hugo, comme de nombreux Résistants entre 1940 et 1944. (Et contrairement à la plupart des dirigeants actuels du PS et des institutions de toutes sortes).

Voir ici son discours d'adieu au Conseil général (dont elle déplorait au passage que la nouvelle codification du budget, destinée à plus de "transparence" le rendait plus opaque et malaisé à comprendre.) 

Françoise Verchère a participé à l'un de nos "Entretiens de la Perle".

http://etatsetempiresdelalune.blogspot.fr/2014/12/francoise-verchere-et-les-canards.html

mercredi 3 décembre 2014

Réponse à Madame J. Rolland, maire de Nantes et à Monsieur B. Cazeneuve,

Réponse à Madame J. Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes-Métropole
et à Monsieur B. Cazeneuve, ministre de l'intérieur. 


(Communiqué reçu ce mercredi soir 3 décembre 2014).






Suite à la manifestation nombreuse, diverse, du 22 novembre contre les répressions policières et judiciaires, à Nantes :

1- Nous tenons à rappeler, notamment à Mme J.Rolland, maire socialiste que le droit de manifester, avec ou sans autorisation, est légitime, constitutionnel.
Le 22 novembre, notamment, ce droit a été fortement entravé. Nous serons particulièrement vigilants à ce qu'il puisse s'exercer dans la ville de Nantes et ailleurs.
Nous rappelons que les libertés publiques et les droits sociaux ont été conquis et défendus, dans notre pays, par les grèves, les blocages, les occupations, les manifestations, les confrontations offensives ou défensives.

2- Nous nous interrogeons sur le coût des opérations militaires et policières visant à imposer les grands projets inutiles (aéroport de Notre-Dame-des-Landes, barrage de Sivens, LGV Lyon-Turin...) alors que cet argent pourrait servir aux besoins de la population: santé, éducation....

3- Nous n'oublions pas qu'il y a maintenant sept ans, le 27 novembre 2007, le flashball-lanceur de balles de défenses (LBD) était expérimenté à Nantes sur un lycéen de 16 ans, participant à une manifestation devant le rectorat contre la LRU, par un policier de la CDI,  M.Léglise. Ce policier, responsable de cette mutilation a été relaxé en mars 2012 par la juridiction de Nantes, au motif "d'avoir tiré sur ordre".
Son impunité a fonctionné comme un "permis d'éborgner " pour la police à Nantes : trois l'ont été le 22 février (des plaintes ont été déposées, l'instruction ne serait toujours pas ouverte).
La liste des blessé-e-s, en plus d'un mort à Marseille, ne cesse de s'allonger particulièrement dans les quartiers . STOP !
L'utilisation des armes de guerre, dont fait partie le LBD, doit être proscrite.
Une large campagne urgente, «Désarmons la police», doit se mener sur cette question grave alors que Rémi Fraisse est dans toutes nos pensées.

Solidarité avec toutes les victimes de la répression ici et ailleurs




Le collectif d'organisation de la manifestation du 22 novembre
contre les violences policières et la répression judiciaire.


dimanche 23 novembre 2014

La manifestation anti-répression d'hier samedi 22 novembre à Nantes est un énorme échec politique pour la préfecture et pour madame la maire.

La manifestation anti-répression d'hier samedi 22 novembre à Nantes est un énorme échec politique pour la préfecture et pour madame la maire.

2000 personnes conscientes et déterminées, là où tous les vecteurs d'opinion n'attendaient que 150 isolés, ostracisés sous l’appellation se voulant infamante de « zadistes ».

2000 personnes révoltées contre la mort de Rémi, contre le surarmement de la police, contre la souffrance des trois mutilés de l'oeil du 22 février dernier à Nantes, contre la répression judiciaire ubuesque de l'été dernier, conduisant un jeune père de famille à des mois de prison ferme pour avoir seulement brandi un fumigène... Trop, c'est trop.

Cette réunion de 2000 personnes a été rendue possible par le concours de tous, chacun avec sa culture propre, depuis les milieux « anti-rép » bien organisés à Nantes, jusqu'au « Blancs blocs » relayés par l'ACIPA qui ont désinhibé des centaines de personnes de la peur de manifester, en passant par l'Assemblée de Rezé et l'OBSLAB, http://obslab.blogspot.fr/

Bel échec pour Vinci et pour le capitalisme productiviste corrompu, et pour la peur de se mettre ensemble debout.

Maintenant, il faut mettre en images ce succès, car trop de citoyens abreuvés par la télé n'ont pas vu les images d'une foule imposante, et n'ont pas vu le déploiement indécent des forces de l'ordre payées par les contribuables, payées pour provoquer à la violence.

Nous invitons donc tous et toutes à organiser sur Facebook deux concours de photos :

1 - Celui de la plus belle image du caractère imposant de la manifestation (et des banderoles et pancartes, curieusement censurées, sur ordre implicite de la préfecture),

et

2 - Celui du déploiement indécent, menaçant et polluant des pandores motorisés, harnachés, sous-éduqués et surpayés / sur-armés.

Pour cela, allez sur vos sites Facebook favoris :

« Nantes révoltée »

« Face aux armes de la police »

« Témoignages manifestation contre l' aéroport de NDDL le 22/02/14 à nantes »

« Entretiens du café LA PERLE » (Obslab)

etc.

Après cela, nous serons, si nous le voulons tous, à la veille d'une prochaine grande victoire contre les abus du maintien de l'ordre policier à Nantes « Capitale européenne du flash-ball », et ailleurs :

- obtenir les chiffres du coût réel de la police répressive, en interpellant la Chambre régionale des comptes, et lancer ensuite le boycott national et méthodique de la fraction de nos impôts qui part en achats criminels de flash-ball LBD, qui mutilent nos jeunes, et de grenades offensives qui les tuent. C'est un devoir citoyen, maintenant.

dimanche 16 novembre 2014

L'OBSLAB consulté par Ouest-France à propos de la déclaration du ministre sur les grenades offensives.


Le ministre de l'intérieur a déclaré cette semaine interdire un certain type de grenades offensives, comme suite à la mort tragique de Rémi Fraisse à Sivens, et a publié le rapport suivant (41 pages) :
http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Sivens-rapport-de-l-IGPN-et-de-l-IGGN

A la suite de cette actualité, la rédaction nantaise de Ouest-France a publié le sur-lendemain samedi 15 novembre 2014 un article "Les grenades interdites, pas les flahsballs".

Dans la journée du vendredi 14,  l'OBSLAB a été contacté par Ouest-France pour faire part de ses réactions. Nous avons d'abord demandé que les blessés de Nantes et leurs familles soient entendus. D'autre part nous avons envoyé vendredi midi notre réponse écrite à Ouest-France, laquelle a été simultanément rendue publique en temps réel sur Facebook.

https://www.facebook.com/luc.douillard/posts/868672493163999?pnref=story

La voici :


1 - La décision du ministre ne change pas grand chose en ce qui concerne les autres types de grenades à effets très dangereux et surtout laisse se développer ce grand problème de société et de santé publique qu'est la généralisation du nouveau flashball militarisé "lanceur de balle de défense" - LBD : une arme de tir persuasif dotée d'une visée laser qui permet techniquement de ne plus jamais rater un visage s'il est ciblé volontairement, et de perpétrer une exécution extra-judiciaire. C'est un problème vraiment criant dans la ville de Nantes, "capitale européenne du LBD" avec au moins cinq jeunes gens rendus infirmes à vie depuis 2007 (dont quatre lors de manifestations revendicatives) : Pierre, Quentin, Damien, Emmanuel, Davy.
Il faut interdire cette arme qui provoque plus de désordre qu'elle n'en résout.
Il faut en quelque sorte désarmer le maintien de l'ordre pour qu'il redevienne professionnel et républicain.


2 - Le ministre n'aborde aucunement le problème de l'éducation des forces de l'ordre hérité de l'ère Sarkozy-Guéant, alors que nous constatons de graves atteintes à la dignité humaine à Nantes avec des policiers qui lancent des défis provocateurs aux jeunes, ou des escadrons de la Bac en civil affublés de têtes de mort et qu'on voit rire et se réjouir en se lançant l'assaut de manifestants, et toujours avec cette possibilité technique permanente de viser volontairement au visage, ce qui juridiquement constitue un crime, selon les articles 222-9 et 222-10 du Code pénal.


J'ajoute pour info la chronique de Thomas Legrand ce matin sur France Inter à 7H45, dont je partage l'analyse.

Le modèle français du maintien de l’ordre a donc perdu de son exemplarité.

Oui, et il y a eu une rupture avec l’apparition d’armes de tire, dites non létales, comme les flash-balls et les grenades offensives. Les flash-balls, en particulier, que le ministre de l’Intérieur serait bien inspiré d’interdire aussi. Le maniement de cette arme remet la police dans une position de tir ! C’est une rupture avec le sacrosaint principe du maintien de l’ordre dit « républicain » selon lequel « on ne tire pas sur la foule ». Or, avec le flash-ball, on « tire sur la foule ». Ce simple geste de viser change la philosophie du maintien de l’ordre, change le rapport à l’autorité. Et puis, il provoque de nombreuses blessures dont on parle peu. Il y a déjà plusieurs dizaines de jeunes qui ont perdu un œil ou subi de graves traumatismes à la face. Le flash-ball finira par tuer. De plus, pour empêcher le vandalisme et interpeler les meneurs, des policiers de la BAC, en civil, souvent déguisés en manifestants, s’infiltrent dans les cortèges. Le site d’information écologiste Reporterre.com a mis en lignes ces derniers jours des photos inquiétantes de ces policiers en civil, très violents, dont certains portaient même le foulard à l’effigie de tête de mort. Cette dérive est le signe que la police perd pied en matière de maintien de l’ordre. Comme dans tous les domaines qui régissent les relations entre l’Etat et la population, le maintien de l’ordre a cruellement besoin de procédures plus claires et plus transparentes… c’est-à-dire véritablement plus républicaines. (fin de citation France Inter)




vendredi 31 octobre 2014

Communiqué OBSLAB - Manifestation de demain samedi en solidarité après la mort de Rémi. - APPEL A Y PARTICIPER en observation et médiation

Communiqué OBSLAB - Manifestation de demain samedi en solidarité après la mort de Rémi. - APPEL A Y PARTICIPER  en observation et médiation

L'OBSLAB (Observatoire-laboratoire de la démocratie locale en pays nantais) :

1 - Déclare comprendre le refus de l'Acipa et du Cedpa d'appeler à cette manifestation en raison des risques ;

2 - Critique le contexte local de surenchère sécuritaire et anxiogène des autorités et le climat actuel de provocations à la violence et de contre-provocations ;

3 - Rappelle
sa position générale, à propos des dégâts et violences matérielles, notamment en cours de manifestation publique :
A- Ils tendent à rater leur cible (pourquoi s'en prendre par exemple aux transports en commun dans une manifestation écologique sinon pour la discréditer ?), à prendre la place d'une démarche construite de non-collaboration collective, n'offrant pas de prise aux manipulations et provocations ;
B- Ils sont contreproductifs dès lors qu'ils sont issus d'initiatives individuelles se voulant avant-gardistes auto-proclamées d'un dépassement radicalisé-révolutionnaire très hypothétique et n'offrant pas aux gens ordinaires la possibilité de se le réapproprier, sinon comme figurants instrumentalisés et victimes au final .
C - Et enfin ils risquent ainsi de ne pas être compris et soutenus par la majorité des gens, ce qui provoque de la peur, l'extension du spectacle officiel de la peur, la marginalisation des révoltés et l'appel à plus de répression policière contre eux.

4 - Mais l'OBSLAB appelle pourtant les citoyens nantais, notamment les adultes, à être présents nombreux demain samedi aux côté des jeunes, en hommage à Rémi dans le recueillement et la dénonciation du surarmement de la police, dans une démarche d'observation et de médiation face à la police nantaise.

samedi 18 octobre 2014

Bilan rapide des "Entretiens de la Perle" - OBSLAB - qui se sont tenus ce matin 18 octobre 2014.


Toutes les décisions ont été prises à l'unanimité par consensus et suivies d'un apéritif amical ouvert à tous et toutes.
L'assemblée a décidé de :

1 - s'organiser pour assurer le succès de la pétition anti-flashball auprès des cafés-bars
voir notamment une annonce de cette campagne sur le site du journal parisien Les Inrockuptibles : http://www.lesinrocks.com/2014/10/12/actualite/nantes-police-nest-pas-open-bar-11529277/
2 - a enregistré la création hier soir vendredi du blog provisoire dédié à cette pétition (à reconfigurer prochainement) : http://flashballnonmerci.blogspot.fr/
2 - de donner à ce blog un aspect non anxiogène, malgré la gravité de la répression policière d'Etat
3 - de se donner prochainement un logo-pictogramme "Flash-ball non merci" et des affichettes, afin de créer un réseau national et international contre le surarmement de la police,
4 - de suivre la prochaine réunion nationale à Paris (Montreuil) des victimes de la police,
- de laisser les jeunes gens de Nantes auto-organiser eux-mêmes prochainement une manifestation de dénonciation de la répression de la manifestation anti-aéroport du 22 février dernier, sachant que 1 - nous rappelons qu'à côté de l'hypothèse d'une "auto-dénonciation" collective à définir, plus ou mois humoristique, il y a également l'hypothèse d'une plainte collective contre la police nantaise, et sachant que 2 - de toutes façons, et comme d'habitude, l'OBSLAB sera physiquement aux côtés des jeunes contre la police s'il y a un cortège de prévu.
5 - de préparer une conférence de presse générale de toutes les victimes de la police à Nantes le 27 novembre prochain, date anniversaire, et dans cette optique de proposer aux organisateurs partenaires que l'un des thèmes principaux de cette conférence soit axé sur une demande urgente au Procureur de la République de confier une enquête indépendante à un juge d'instruction sur les faits de la manifestation du 22 février dernier.
6 - de signer en tant qu'Obslab l'appel "Lettre ouverte aux députés et sénateurs" issu des milieux anti-aéroport. Voir ici le texte complet :
http://www.acipa-ndl.fr/actualites/communiques-de-presse/item/444-lettre-ouverte-aux-deputes-et-senateurs-a-propos-de-la-repression-des-mouvements-sociaux
7 - de suivre toujours attentivement les autres dossiers de l'OBSLAB, notamment le débat lancé par Nantes-Métropole sur la Loire, et tous les projets d'aménagement, dont celui de la Petite-Hollande
8 - de nous retrouver aux prochains entretiens de la Perle de l'OBSLAB : le samedi 29 novembre à 11 heures, suivi d'un apéro comme d'hab' !

amitiés à tous et à toutes,
Luc

mardi 7 octobre 2014

Pourquoi l'aéroport de NDDL "ne se fera pas", selon le journal Le Mensuel de Rennes (octobre 2014).

Pourquoi l'aéroport de NDDL "ne se fera pas", selon le journal Le Mensuel de Rennes (octobre 2014).

http://www.rennes.lemensuel.com/le-magazine/actuellement-en-kiosque.html






jeudi 2 octobre 2014

Quand la police fait de l'humour à Nantes, dans la capitale européenne du flash-ball.

Le commissaire Palermo n'est pas un être de fiction, même s'il arbore un look jovial et un patronyme fait-exprès de flic de série télévisée.

Thierry Palermo (selon Ouest-France de ce jeudi 2 octobre 2014) est adjoint au directeur général de la police en Loire-Atlantique et surtout responsable du compte Twitter de l'Hôtel de police, une innovation "iconoclaste" qui a commencé il y a huit mois à Nantes, par ailleurs capitale européenne des mutilations au flash-ball.

On y fait de l'humour de salle de garde (à vue), aux dépens des justiciables. Exemple authentique : "Ivre, à l'accueil de police, il réclame une chambre. Refus. Il sort et casse une voiture à la vue du policier. ‪# chambre accordée."

Nous qui croyions naïvement que dans la théorie classique de l'État de droit, la police détenait le "monopole de la violence" nécessaire, avec retenue, pudeur et dignité. Mais non, elle possède désormais également la "palme de l'humour" selon la presse locale qui est décidément trop bonne et en tous cas bon public.

Qu'est-ce qu'on se marre ! Mais il est vrai les petits Sarkozy et Valls nous ont fait sortir insensiblement de l'État de droit pour découvrir un monde nouveau et enchanteur, où l'on réprime dans la bonne humeur.

mardi 30 septembre 2014

Jean-Philippe Magnen quitte la politique, ou plutôt la vie d'élu local.

Chef de file des écolos à la région Pays-de-la-Loire et élu local à Nantes depuis une quinzaine d'années, Jean-Philippe Magnen décide de ne pas se représenter et de reprendre un boulot normal.

Les motifs de sa décision ne manquent pas de pertinence ni de dignité.

Voir des extraits choisis ci-dessous de son entretien dans Ouest-France ce mardi matin et aussi son interview dans Libé : http://www.liberation.fr/.../la-politique-devrait-etre-un...

jeudi 18 septembre 2014

L'OBSLAB s'associe à l'Appel pour une réunion large de travail contre la répression, samedi 20 septembre à Rezé.

L'Obslab a décidé de s'associer en tant qu'organisation à l'"Appel aux citoyens, organisations et collectifs du mouvement anti-aéroport et à tous ceux et toutes celles qui défendent les libertés publiques", pour une réunion commune samedi prochain après-midi à Rezé

Voici le texte de cet appel :

Appel aux citoyens, organisations et collectifs du mouvement anti-aéroport
et à tous ceux et toutes celles qui défendent les libertés publiques

La manifestation historique du 22 février (50 000 manifestants à Nantes) a été l'occasion d'une nouvelle étape dans la répression du mouvement anti-aéroport.
Interdiction de manifester, nombreuses blessures, graves mutilations, mensonges et manipulations médiatiques, surveillance policière, condamnations arbitraires de jeunes à partir de dossiers vides : un seuil inacceptable à été franchi.
Loin d'être uniquement des condamnations individuelles, cette répression policière et judiciaire cible l'ensemble du mouvement contre l'aéroport et son monde.
Elle s'attaque aussi à d'autres mouvements sociaux, ici et ailleurs.
C'est notre manque de réaction collective, publique et unitaire, qui rend possible ce nouveau seuil dans la répression.
C'est pourquoi nous lançons cet appel à nous réunir le 20 septembre prochain à 14 heures, salle Jean Jaurès, (40, rue Jean Jaurès) à Rezé, en vue d'engager des actions communes, publiques et unitaires, de tout le mouvement : nous sommes tous et toutes en liberté provisoire.
Signez et faîtes signer cet appel, diffusez-le et venez participer à la réunion du 20 septembre.


Liste des premiers signataires :

Collectif de Rezé
Comité du Pays de Retz
Comité de soutien Sud-Loire/Vertou
Zadist
Collectif Bon Pied Bon OEil
Comité Notre-Dame-des-Landes La Roche-sur-Yon
Collectif de soutien Bigouden contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
Collectif Nantais Contre l'Aéroport
Collectif Non à l'aéroport Saint-Herblain
Saint-Herblain à Gauche Toute
OBSLAB, OBServatoire-LABoratoire de la démocratie locale en pays nantais
 
+ signatures individuelles

collecte des signatures à cette adresse mail : col.reze.contre.aeroport.nddl@riseup.net


Pour l'organisation concrète de la rencontre de samedi, une réunion préparatoire a proposé le canevas suivant :

(...) Propositions envisagées pour la réunion du 20 septembre

Quatre chantiers sont proposés comme point de départ de la réflexion collective le 20 septembre :
- décrire les nouvelles formes de répression et relier les résistances
(cartographie, texte, synthèse, argumentaire, grand public)
- imaginer de nouvelles interventions publiques contre la répression
(actions symboliques fortes, invitations, nouvelles approches juridiques, anticipation)
- faire pression à l'échelle nationale avec une parole et des actions communes
(rapports de force > députés, journaux nationaux, correspondants de presse étrangers, enquête
parlementaire, amnistie)
- faire pression à l'échelle locale avec une parole et des actions communes
(rapports de force > élus locaux, communication, image de marque de la métropole)



Illustration : Le Canard enchaîné du 23 juillet dernier.
 


mercredi 17 septembre 2014

Conférence débat à Nantes-Bellevue sur les violences policières, le mercredi 24 septembre.


L'Obslab rediffuse volontiers cette invitation qui lui est parvenue :

Conférence/Réflexion sur l'actualité
"De Ferguson à Nantes, regards sur les violences policières"
Le mercredi 24 septembre, 19h30, à la Maison des Citoyens et de l'Habitant à Bellevue
Chacun peut contribuer en s'adressant à : construirelasolidarite@gmail.com
Ne laissons pas les experts débattre, soyons les experts