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dimanche 11 octobre 2015

Alerte sur la Petite-Hollande

Vendredi matin 9 septembre, l'OBSLAB a publié sur sa page Facebook

https://www.facebook.com/Obslab-1556461171272119/timeline/

et sur celle spécifique dédiée à la Petite Hollande

https://www.facebook.com/A-Nantes-sauvons-notre-march%C3%A9-populaire-de-la-Petite-Hollande-255912917913114/timeline/

une alerte invitant à lire le Presse-Océan du jour et à s'informer sur les projets municipaux qui restent incertains et maintiennent la menace inacceptable de construire 30 000 mètres carrés de surface commerciale sur le site.

Il est question également d'une étonnante destruction de la médiathèque Jacques Demy.

Cette information de l'OBSLAB sur la page FB "A Nantes sauvons notre marché populaire de la Petite-Hollande" a été largement partagée et a été lue par plus 4000 personnes en 24 heures.

"Merci à tous et toutes pour votre vigilance et gardons cette page FB comme point de d'information et de mobilisation".


mardi 4 août 2015

Michel Tarin, toujours présent

Bien que nous soyons en plein été, la vaste salle était trop petite tout à l'heure ce 4 août pour accueillir tous les amis et compagnons de lutte rassemblés pour la cérémonie d'adieu à Michel Tarin.

Toutes les personnes qui y ont pris la parole ou ont chanté étaient de très belles personnes.

Par les baies ouvertes, on voyait le vent balancer les ramures des arbres.

(Michel a fait partie de cette génération de paysans nantais autogestionnaires, intrépides, généreux, inventifs, qui avec Bernard Lambert ont fondé les Paysans-travailleurs puis la Confédération paysanne, ont combattu aux côtés des ouvriers en mai 1968, ont porté opiniâtrement le soutien au Larzac, ont défendu les paysans endettés et installé des jeunes sur les terres des nobliaux et des notables. Puis Michel a été une très grande figure de la résistance au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Fiers d'avoir marché sur ses pas.)

dimanche 12 juillet 2015

De l'hôpital de Nantes au destin grec

On vient d'apprendre cette semaine que les dirigeants de l'hôpital de Nantes (technostructure et élus locaux) ont été parmi les plus irresponsables de France en matière d'emprunts toxiques.

Et vous êtes sérieux quand vous espérez que les mêmes personnes auront été plus sages quand elles ont décidé de détruire et déménager cet hôpital ?

Et si la métropole nantaise, contrariée dans sa vocation industrielle et navale, isolée des lignes à grande vitesse qui iront à Rennes et à Bordeaux, ruinée par des chantiers inutiles et dispendieux tels que l'hôpital, le marché d'intérêt national, l'aéroport, le musée des beaux-arts..., devait avoir un jour le destin cruel de la Grèce ?

Autant y penser maintenant, mesdames et messieurs les élus locaux, les journalistes et les magistrats de la Chambre régionale des comptes !

mardi 16 juin 2015

Nouveau dépôt de "cahiers d'acteurs" pour le "Grand débat sur la Loire"

Rajout dernière minute : les deux cahiers perdus sont finalement diffusés 

L'administration du "Grand débat sur la Loire" nous informe ce soir que les deux "cahiers d'acteurs", disparus en mai dernier, sont finalement diffusés sur son site officiel.

http://www.nanteslaloireetnous.fr/participer/les-cahiers-d-acteurs

Lien direct vers le cahier de l'OBSLAB, Observatoire laboratoire de la démocratie locale :
http://www.nanteslaloireetnous.fr/medium/W1siZiIsIjIwMTUvMDYvMTYvMWdpYzdvcGl3MV9PQlNMQUIucGRmIl1d/OBSLAB.pdf?sha=90180f9fb31c4e8e

Lien direct vers le cahier de NEUF, Nantes est une fête :
http://www.nanteslaloireetnous.fr/medium/W1siZiIsIjIwMTUvMDYvMTYvM3hyYTFhODFsZ19OZXVmLnBkZiJdXQ/Neuf.pdf?sha=48e64ab765c79e8f

  * * *


Bonjour,
Comme suite à votre mail du 1er juin et à notre conversation téléphonique de ce jour mardi 16 juin, je prends acte volontiers que l'organisation du Grand débat sur la Loire s'excuse pour la disparition de nos deux "cahiers d'acteurs", disparition inexpliquée malgré que nous ayons eu à la mi-mai un mot de récépissé d'envoi, et qu'elle l'attribue à un incident technique.

Je note également que vous vous engagez à publier ces cahiers et à en tenir compte dans votre bilan global du débat.

Je vous renvoie donc ces deux cahiers en l'état, en pages copiées sous format JPEG (en soulignant bien qu'il s'agit de deux cahiers de deux organismes distincts : L'OBSLAB, Observatoire de la démocratie locale, et l'association NEUF, Nantes Est Une Fête, même si les co-signataires sont souvent les mêmes personnes, les deux organismes étant partenaires).

Je pense que votre webmaster devrait réussir à reconstituer les fichiers perdus à partir de ces fichiers en JPEG, en copiant-collant les textes ou les illustrations, quitte à faire des copies d'écran. S'il y a un souci technique, parlons-en.

Pour que vous n'ayez pas à ressaisir la totalité des textes, je vous en mets une reprise complète en format texte ci-dessous (en fichier attaché, également, et voir aussi ci-dessous).

J'en profite pour regretter ici que le recueil technique des cahiers soit contraint par un dispositif numérique aussi fastidieux...

Pour finir, je propose pour la bonne forme que vous confirmiez avoir bien reçu cet envoi du 16 juin, et que le Grand débat sur la Loire nous avise ensuite quand ces deux cahiers seront placés sur votre site.

Avec mes meilleures salutations,

Luc Douillard
obslab(at)numericable.fr neuf(at)numericable.fr




Reprise des textes 



1 - NEUF :





Nantes Est Une Fête (N.e.u.f.) : la Fête des langues chaque année et des parcours-mémoires de la Résistance et du mouvement ouvrier, des expérimentations sociales ouvertes à tous, telles que des campagnes municipales sans liste, le Réveillon du 1er mai contre les marchés financiers, l'initiative de solidarité « Je suis grec aussi »...





L'association Nantes Est Une Fête se fait ici le véhicule de l'expression des citoyens ci-dessous qui s'expriment en leurs noms propres comme signataires de ce cahier :

Luc Douillard

Emmanuelle Lefevre

Nicolas Marx

Yves Meston

Nicolas Moreau

Nathalie Torselli





Le recreusement des cours comblés

de l'Erdre et de la Loire,

et autres histoires de l'esprit surréaliste et amoureux des lieux





1 - Avant l'association Nantes Est Une Fête, il y a eu la campagne municipale sans liste du printemps 1989, « Nantes C'est Capitale ! », qui a invité entre autres à recreuser les cours comblés de l'Erdre et de la Loire. Cette campagne a eu alors un rôle très fort dans l'opinion publique locale, car elle répondait à un besoin profond de retrouvailles avec la vocation aquatique, fluviale et maritime de Nantes.

Même si nous sommes bien entendu conscient des contraintes techniques et budgétaires d'un tel projet ou « rêve » (au sens positif du mot), nous considérons que déjà sa seule expression était un enrichissement de la dynamique sociale de la ville. Et nous regrettons son traitement méprisant par l'équipe municipale élue en 1989, qui a ainsi négligé un élément précieux dans l'imaginaire nantais comme bien immatériel public (la force de l'esprit des lieux) et comme force motrice de réappropriation sociale et culturelle de la ville dans sa modernité et post-modernité.

2 - Nous redemandons donc, 25 ans plus tard, notre unique revendication tangible, qui était et demeure une demande rationnelle et constructive : une nécessaire étude d'impact transparente, pluridisciplinaire et contradictoire sur la possibilité d'un recreusement à Nantes, évoquant plusieurs scénarios différenciés et échelonnés.



3 – Nous demandons en particulier l'étude d'une première tranche de travaux partielle, en particulier la remise en eau fluviale du Château des ducs en le reliant au canal Saint-Félix.



4 – Toujours dans le cadre de l'extension de la dynamique sociale et imaginaire de Nantes, nous voyons avec sympathie la proposition de reconstruction du Pont-transbordeur.



5 – Mais nous émettons deux réserves : que le dessin du Pont-transbordeur ne gâche pas son dessein... En clair, nous sommes pour une esthétique moderne respectueuse du passé de l'édifice et de son esthétique sobre basée sur la ligne droite et le découpage dentelé dans le ciel inviolé.

6 – Par ailleurs, comme il semble difficile de construire le Pont-transbordeur à la seule place où il s'encadrait magnifiquement dans le site du centre-ville (c'est-à-dire en redondance avec l'actuel pont routier Anne-de-Bretagne), nous sommes plutôt opposés à une demi-mesure inesthétique et non-pratique à la hauteur du hangar à bananes, et nous optons plutôt pour une résurrection du pont-transbordeur dans un site plus éloigné où il sera vraiment utile : entre Trentemoult et Chantenay.



7 – Nous invitons à examiner sérieusement l'option du téléphérique.





8 – Nous invitons à déplacer la « barge » sur un autre site nantais moins crucial, où elle ne nuira pas à la sobriété des lignes de front de fleuve.



9 – Nous demandons l'ouverture d'un accès piétonnier sur la rive nord de la Loire entre le Maillé-Brézé et le Pont-Cheviré, avec des guinguettes (demande exprimée en commun avec l'OBSLAB, Observatoire-laboratoire de la démocratie locale, en pays nantais et ailleurs). Cette demande sera négociée avec le Port autonome qui libérera une partie de son emprise foncière.



10 – Quelque soient les hypothèses retenues, nous refusons toute option visant à boucher l'horizon unique vers le large en le surchargeant de nouveaux édifices ou de nouveaux ponts barrant la vue vers le large.



11 – Nous nous opposons à un franchissement routier (pont ou souterrain) de la Loire entre Chantenay et la rive sud, qui réintroduirait massivement la voiture en centre-ville en contradiction avec 40 années de politique publique depuis Alain Chénard, source de grave nuisance polluante et sonore, et d'embouteillages quotidiens ingérables sur le circuit des Boulevard Égalité-Liberté-des Anglais (au lieu d'installer de grands parkings en sud Loire pour que les automobilistes prennent matin et soir la voie de tram prolongée jusqu'à Château-Bougon)



12 – Nous refusons tout nouveau pont d'un tirant d'air inférieur à celui de Cheviré, afin de laisser à Nantes son rôle de port pouvant accueillir de grands bateaux



13 – Nous demandons une extension des lignes de navibus, avec de nouvelles escales et des lignes régulières vers l'aval et l'amont, et autour de l'ile de Nantes



14 – Nous demandons le maintien de la mémoire ouvrière et populaire du centre-ville et de l'ile de Nantes



15 – Nous revendiquons la réinstallation des halles du Bouffay sur leur site, pour réparer une grave erreur.



16 – Nous proposons la construction d'un amphithéâtre de plein air au bord de l'eau en centre-ville, doté d'un toit-préau et d'une cabine technique, pour pouvoir y tenir sans frais des débats citoyens (y compris improvisés) et des spectacles vivants musicaux et théâtraux (demande exprimée en commun avec l'OBSLAB, Observatoire-laboratoire de la démocratie locale, en pays nantais et ailleurs)














2 – OBSLAB :







Observatoire-laboratoire de la démocratie locale en pays nantais, créé durant l'hiver 2013-2014, à partir des Entretiens du café La Perle.







L'OBSLAB se fait ici le véhicule de l'expression des citoyens ci-dessous qui s'expriment en leurs noms propres comme signataires de ce cahier :

Luc Douillard

Jacques Laroche

Emmanuelle Lefevre

Nicolas Marx

Yves Meston

Nicolas Moreau

Thierry Prouteau

Nathalie Torselli







Une ville respectueuse de l'avenir : architectural, économique, social, écologique, culturel, démocratique.







1 – Nous formulons une opposition argumentée au transfert de l'Hôpital,

a/ car ce transfert coûteux déguise à l'opinion publique une réduction drastique des soins, avec la suppression de centaines de lits actuellement disponibles sur le site de l'Hôtel-Dieu et de l'Hôpital-Nord, afin de convenir avec les diktats du FMI et l'OMC sur la baisse des offres de santé publique et leur privatisation progressive chez les cliniques privées en situation concurrentielle.

b/ parce ce que l'accessibilité du site choisi et sa vulnérabilité pose problème dans l'Ile de Nantes.

c/ car le coût envisagé du transfert, déjà démesuré, n'est pas sincère, car il n’intègre pas l'indispensable création d'une voie de tramway supplémentaire, dont l'investissement considérable sera externalisé sur les contribuables nantais.

d/ car notre époque implique une sobriété et la réduction des grands chantiers dispendieux, afin de réserver la ressource financière, humaine et technique à la préservation des édifices existants et à leur rénovation et leur mise en conformité avec des nouvelles normes écologiques, grands gisements d'emplois utiles et indispensables.



2 – Nous réaffirmons notre opposition à tout projet de bétonnage du site de la Petite-Hollande / Gloriette.

a/ car nous ne voulons pas fragiliser le marché du samedi matin, unique en France, par sa dimension, ses opportunités, sa convivialité culturelle

b/ car ce site est exceptionnel par son harmonie esthétique et son histoire, et qu'il ne faut pas obstruer ou défigurer son harmonie

c/ car nous refusons la course au productivisme commercial et consumériste



3 – Nous demandons que la piscine de la Gloriette (Léo Lagrange) soit maintenue sur son site actuel



4 – Nous demandons l'ouverture d'un accès piétonnier sur la rive nord de la Loire entre le Maillé-Brézé et le Pont-Cheviré, avec des guinguettes (demande exprimée en commun avec l'association « Nantes Est Une Fête, N.E.U.F.). Cette demande sera négociée avec le Port autonome qui libérera une partie de son emprise foncière.



5 – Nous optons pour l'emploi de la voie SNCF existante sur pilotis surélevé dans l'ile de Nantes, et non la construction d'une dispendieuse ligne de tram (qui serait plus utile, elle, si elle était prolongée pour relier l'aéroport actuel sur le site de Château-Bougon)



6 – Nous proposons la construction d'un amphithéâtre de plein air au bord de l'eau en centre ville, doté d'un toit-préau et d'une cabine technique, pour pouvoir y tenir sans frais des débats citoyens (y compris improvisés) et des spectacles vivants musicaux et théâtraux (demande exprimée en commun avec l'association « Nantes Est Une Fête, N.E.U.F.).













lundi 4 mai 2015

Compte-rendu provisoire de la première réunion publique ce lundi soir sur le nouveau PLUM (Plan local d'urbanisme métropolitain) à Nantes



Grande manœuvre de « concertation » en vue de la rédaction de ce PLUM, qui... « plumera » les anciens PLU (ou POS) communaux, car désormais, tout ceci est métropolitain, c'est la loi ! Le processus de rédaction va durer des années, préparez-vous.

L'OBSLAB était bien présent à cette première réunion publique présidée par Pascal Prat, vice-président de Nantes Métropole, et accessoirement maire de Saint-Jean-de-Boiseau, et par Alain Robert, adjoint de Johanna Roland à la mairie de Nantes. C'était ce soir lundi 4 mai 2015, à l'ex-Manufacture des tabacs.

Comme d'habitude dans ce genre de réunion, les films et diapos projetés, les questions infinies de procédures de concertation, avec leur labyrinthe plein de bonne volonté, mais aussi de malice, prennent presque toute la place, forcément au détriment des questions de fond. Mais c'est le jeu des consultations dites « participatives ».

On notera quand même que ce soir on invitait sans problème la salle à prendre la parole au micro, ce qui est interdit lors du « Grand » débat sur la Loire.

Nous n'étions qu'une cinquantaine de citoyens, à la Manu, et seulement une quarantaine deux heures plus tard, ce qui est quand même assez peu pour une agglo de centaines de milliers d'habitants, surtout à Nantes qui se vante d'accueillir 100 000 habitants de plus d'ici 2030, au risque de se surchauffer dans la transformation productiviste de la grenouille en bœuf...

Nous étions donc dans le monde merveilleux de Johanna Roland, où le développement est forcément « durable », la ville évidemment « facile », l'habitat « diversifié », les transports « agréables », etc.

À part quelques riverains soucieux pour leurs impôts locaux ou désespérés par la survenue d'un immeuble de cinq étages au dessus de leurs jardins, il y eut peu de questions intéressantes, si ce n'est celle très pertinente d'un comité « Résistance à l'agression publicitaire », s'inquiétant du Règlement local de la publicité, et qui est parti déçu, car les élus présents n'ont pas du tout parus concernés par ce sujet important.

Pour sa part, l'OBSLAB a posé trois questions publiques (trois seulement là où on aurait pu en poser une trentaine sur des sujets tous sensibles et urgent). A vérifier sur la vidéo captée, si elle est diffusée par nos autorités.

1 – Nous avons demandé aux élus présents de clarifier le statut de ce PLUM qui n'offre aucune sécurité juridique et normative aux habitants, s'il est possible de le modifier ultérieurement à volonté par les élus de Nantes Métropole (exemple : quand un promoteur ayant acquis un terrain exigera qu'il soit constructible, et qu'on puisse y élever des édifices de cinq étages en modifiant les zonages de hauteurs, ou d'y créer une activité polluante, etc).
Et si ce PLUM n'est pas plus stable qu'une promesse de bonimenteur, pourquoi s'y intéresser ? À quoi bon perdre son temps en concertation lourdingue ?
Confirmation franche des élus présents. Oui, le PLUM est un « document vivant » et Nantes Métropole peut le modifier ou le réviser partiellement à peu près quand elle veut et où elle veut (même si le citoyen bénévolant aura quand même droit d'émettre son avis purement consultatif lors d'une enquête d'utilité publique, si toutefois il est suffisamment vigilant pour en prendre connaissance à temps).
Il fallait que ce soit dit. Vous êtes prévenus.

2 – Seconde inquiétude de l'OBSLAB. Le déplacement du Centre hospitalier, vu sous l'angle des déplacements des usagers, et aussi et surtout des milliers de personnels qui y travaillent, y compris à la nuit. L'OBSLAB : avez-vous modélisé les problèmes que peut poser une ligne de tram en bout de réseau, alors que l'Hôtel-Dieu était lui idéalement situé au croisement de toutes les lignes ?
Réponse des élus : oui, nous en sommes conscients, et d'ailleurs la décision de déplacer l'hôpital est irrévocable (on résume la réponse, mais on ne la déforme pas, même s'il est permis de la juger peu satisfaisante).

3 – Troisième et dernière inquiétude de l'OBSLAB. Il est question d'un franchissement de la Loire entre Rezé et Chantenay, pour faire entrer un flux massif de voitures du sud-Loire vers le centre-ville, afin de soulager Cheviré qui est thrombosé. N'avez-vous pas le sentiment ainsi de rompre avec 40 années de politique publique cohérente visant à éviter de faire entrer la voiture en ville (depuis Chénard, maire PS de 1977 à 1983) ? Et avez-vous modélisé l'impact concret de ce projet de circulation automobile sur les quartiers concernés ?
Réponse décevante mais intéressante des élus (Alain Robert) : Il n'y a pas que Cheviré qui est engorgé, il y a aussi le Pont Anne-de-Bretagne. Si nous créons un nouveau franchissement, nous allons donc désengorger ce pont situé en plein centre, et ainsi ce pont serait disponible pour des projets nouveau, tels... qu'une ligne de tramway.
Ceci est intéressant, car cela dévoile l'un des projets non-dits des élus nantais. Même si l'on se demande comment pourrait-être créée une ligne de tram à cet endroit, alors qu'on vient de nous dire que la ligne neuve desservant le futur hôpital sera raccordée par Mangin (ligne immensément coûteuse, on le sait, alors qu'on a déjà renoncé à créer du tram pour le busway du sud-est, et ligne qui externalise sur le contribuable nantais le coût du nouveau CHU, lequel ne servira qu'à masquer la suppression austéritaire de centaines de lits d'hôpital public, comme les Nantais ne le savent pas encore).
Alors Mangin ou Anne-de-Bretagne pour un nouveau tram ? Les deux mon capitaine, si l'on fait une boucle ??? Pour en savoir plus, il faudrait deviner les intentions des élus, ou se transformer en petite souris cachée dans le bureau de Madame Roland.
Vous en saurez peut-être plus lors des prochains épisodes.
Et pour l'instant, c'est la fin de ce compte-rendu de réunion publique, évidemment frustrant, mais en toute vigilance citoyenne de l'OBSLAB.


dimanche 12 avril 2015

Secrets de famille entre PS et UMP à Nantes ?

Par les potins du quotidien Ouest-France de ce dimanche 12 avril, on apprend qu'à Nantes-Métropole le PS et l'UMP s'accusent mutuellement d'avoir laissé "fuiter" des informations sensibles dans la presse.
De là à suggérer que le PS et l'UMP posséderaient en commun des secrets de famille qu'il vaut mieux cacher au public innocent !
En tous cas, comme Ouest-France ne révèle pas de quoi il s'agit, on en est réduit aux suppositions de bonne foi : serait-ce le coût réel de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? du transfert inutile et ruineux du Centre hospitalier et du M.I.N. ? de l'étrange rénovation du Musée des Beaux-Arts ? des plans secrets du futur centre commercial de la Petite-Hollande ? Maintenant devinez si vous l'osez. 
 
 

jeudi 2 avril 2015

Première impression de ce que nous avons entendu ce soir au "grand débat" sur l'aménagement de la Petite-Hollande à Nantes

Première impression de ce que nous avons entendu ce soir (au "grand débat" sur l'aménagement de la Petite-Hollande à Nantes, voir notre message précédent, daté de ce 2 avril), avant un compte-rendu plus précis :
Sur la forme : pas d'élus présents mais des technocrates, des débats réduits à des auditions fâcheusement privées de questions issues de la salle (!).

Sur le fond : un sentiment de flou et de complexité perplexe qui correspond peut-être à la réalité de l'embarras des aménageurs de Nantes ? ou bien à une volonté de dissimulation ?

En tous cas ce flou laisse entendre qu'aucune option n'a encore été choisie. Et nous entendons bien les promesses de ne pas sacrifier le marché forain de la Petite-Hollande du samedi matin, de créer un paysage qui ne sacrifierait pas la vue primordiale sur la Loire et le large, d'inventer une ambiance de créativité et de culture sur le site.

Même si nous retenons que l'option lourde de construire 30 000 mètres de carrés de surface commerciale avec des hauteurs de 12 mètres n'est pas écartée. Conclusion : vigilance ! 


Un centre commercial sur la Petite-Hollande ? On en saura peut-être plus ce jeudi soir 2 avril.

Un centre commercial sur la Petite-Hollande ? On en saura peut-être plus après l'audition publique qui aura lieu ce soir jeudi 2 avril à 18 heures.

Communiqué sur l'agenda du « Grand débat »
http://www.nanteslaloireetnous.fr/agenda

« 02 avril - Audition publique- 18H - Centre des expositions de Nantes Métropole

Audition publique sur le thème « Loire, cœur métropolitain, attractivité et qualité urbaine », avec l'architecte-urbaniste Bruno Coussy, missionné par Nantes Métropole pour établir le projet de centre ville en préalable à la révision du plan de sauvegarde et de mise en valeur de Nantes. Puis c'est Philippe Vincent qui nous présentera la dimension commerciale et les enjeux de sa prise en compte pour le centre ville historique, et enfin Bruno Fortier, architecte- urbaniste, Grand Prix de l’Urbanisme, intervenant sur Nantes depuis plusieurs années et actuellement missionné pour la définition de l’avenir de la Place de la Petite Hollande. »

Ce centre d'exposition se situe au Siège de Nantes Métropole, près de la Cité des Congrès
2 cours du Champ de Mars
44 923 Nantes
Ligne 4  arrêt Cité internationale des Congrès

Selon Presse-Océan de ce jeudi matin (notre photo), l'un des intervenants, Philippe Vincent, n'est autre qu'un représentant du cabinet Clipperton développement qui a été retenu par les élus nantais pour l'appel d'offre d'aménagement de la place de la Petite-Hollande.


mercredi 24 décembre 2014

Françoise Verchère comme Antigone

"Parce que je sors d'ici Antigone, ce qui ne devrait plus être de mon âge, et alors qu'à vingt ans je comprenais Créon…" 

Elle s'est donc déplacée vers la gauche en avançant dans la vie, comme Jaurès, comme Michelet, comme Chateaubriand, comme Victor Hugo, comme de nombreux Résistants entre 1940 et 1944. (Et contrairement à la plupart des dirigeants actuels du PS et des institutions de toutes sortes).

Voir ici son discours d'adieu au Conseil général (dont elle déplorait au passage que la nouvelle codification du budget, destinée à plus de "transparence" le rendait plus opaque et malaisé à comprendre.) 

Françoise Verchère a participé à l'un de nos "Entretiens de la Perle".

http://etatsetempiresdelalune.blogspot.fr/2014/12/francoise-verchere-et-les-canards.html

samedi 1 novembre 2014

Pré-Rapport provisoire - Les quatre paradoxes de la manifestation nantaise de ce samedi soir

Pré-Rapport provisoire sur la manifestation nantaise de ce samedi 1er novembre 2014. Communiqué de presse 23h30.

En guise de rapport provisoire de nos observateurs-médiateurs bénévoles sur place, nous sommes en mesure de bien vouloir demander à Ouest-France, Presse-Océan, AFP et aux autres rédactions de bien vouloir prendre en compte les 4 orientations de ce compte-rendu que nous développerons dans notre prochaine édition sur le blog http://obslab.blogspot.fr/


Les quatre paradoxes de la manifestation nantaise de ce samedi soir :
1 - Une manifestation « interdite » mais s'autorisant de fait massive et responsable pour Rémi ;
2 - Une manifestation de « casseurs » sans casse matérielle ;
3 - Une manifestation « insurrectionnelle » mais où la police conduit scientifiquement l'itinéraire de bout en bout et blesse des innocents ;
4 - Une diffamation d'État irresponsable par l' « acide », qui aura des conséquences durables et incalculables ;


Rappel : l'OBSLAB s'est constitué en observatoire non-violent de cette manifestation, conformément à son objet (OBServatoire-LABoratoire de la démocratie locale en pays nantais), dans une double démarche : en hommage à Rémi dans le recueillement et la dénonciation du surarmement de la police, dans une démarche d'observation et de médiation face à la police nantaise.

vendredi 31 octobre 2014

Communiqué OBSLAB - Manifestation de demain samedi en solidarité après la mort de Rémi. - APPEL A Y PARTICIPER en observation et médiation

Communiqué OBSLAB - Manifestation de demain samedi en solidarité après la mort de Rémi. - APPEL A Y PARTICIPER  en observation et médiation

L'OBSLAB (Observatoire-laboratoire de la démocratie locale en pays nantais) :

1 - Déclare comprendre le refus de l'Acipa et du Cedpa d'appeler à cette manifestation en raison des risques ;

2 - Critique le contexte local de surenchère sécuritaire et anxiogène des autorités et le climat actuel de provocations à la violence et de contre-provocations ;

3 - Rappelle
sa position générale, à propos des dégâts et violences matérielles, notamment en cours de manifestation publique :
A- Ils tendent à rater leur cible (pourquoi s'en prendre par exemple aux transports en commun dans une manifestation écologique sinon pour la discréditer ?), à prendre la place d'une démarche construite de non-collaboration collective, n'offrant pas de prise aux manipulations et provocations ;
B- Ils sont contreproductifs dès lors qu'ils sont issus d'initiatives individuelles se voulant avant-gardistes auto-proclamées d'un dépassement radicalisé-révolutionnaire très hypothétique et n'offrant pas aux gens ordinaires la possibilité de se le réapproprier, sinon comme figurants instrumentalisés et victimes au final .
C - Et enfin ils risquent ainsi de ne pas être compris et soutenus par la majorité des gens, ce qui provoque de la peur, l'extension du spectacle officiel de la peur, la marginalisation des révoltés et l'appel à plus de répression policière contre eux.

4 - Mais l'OBSLAB appelle pourtant les citoyens nantais, notamment les adultes, à être présents nombreux demain samedi aux côté des jeunes, en hommage à Rémi dans le recueillement et la dénonciation du surarmement de la police, dans une démarche d'observation et de médiation face à la police nantaise.

jeudi 2 octobre 2014

Quand la police fait de l'humour à Nantes, dans la capitale européenne du flash-ball.

Le commissaire Palermo n'est pas un être de fiction, même s'il arbore un look jovial et un patronyme fait-exprès de flic de série télévisée.

Thierry Palermo (selon Ouest-France de ce jeudi 2 octobre 2014) est adjoint au directeur général de la police en Loire-Atlantique et surtout responsable du compte Twitter de l'Hôtel de police, une innovation "iconoclaste" qui a commencé il y a huit mois à Nantes, par ailleurs capitale européenne des mutilations au flash-ball.

On y fait de l'humour de salle de garde (à vue), aux dépens des justiciables. Exemple authentique : "Ivre, à l'accueil de police, il réclame une chambre. Refus. Il sort et casse une voiture à la vue du policier. ‪# chambre accordée."

Nous qui croyions naïvement que dans la théorie classique de l'État de droit, la police détenait le "monopole de la violence" nécessaire, avec retenue, pudeur et dignité. Mais non, elle possède désormais également la "palme de l'humour" selon la presse locale qui est décidément trop bonne et en tous cas bon public.

Qu'est-ce qu'on se marre ! Mais il est vrai les petits Sarkozy et Valls nous ont fait sortir insensiblement de l'État de droit pour découvrir un monde nouveau et enchanteur, où l'on réprime dans la bonne humeur.

mardi 30 septembre 2014

Jean-Philippe Magnen quitte la politique, ou plutôt la vie d'élu local.

Chef de file des écolos à la région Pays-de-la-Loire et élu local à Nantes depuis une quinzaine d'années, Jean-Philippe Magnen décide de ne pas se représenter et de reprendre un boulot normal.

Les motifs de sa décision ne manquent pas de pertinence ni de dignité.

Voir des extraits choisis ci-dessous de son entretien dans Ouest-France ce mardi matin et aussi son interview dans Libé : http://www.liberation.fr/.../la-politique-devrait-etre-un...

lundi 29 septembre 2014

À Nantes, un cercle de privilégiés en goguette s'offre le grand frisson en bambochant entre initiés dans l'ancienne prison...


À Nantes, un cercle de privilégiés en goguette s'offre le grand frisson en bambochant entre initiés dans l'ancienne prison, ouverte pour l'occasion par une agence de communication...

Ce qu'il faut préciser également, c'est que le journaliste de Presse-Océan qui raconte cela ce lundi matin 29 septembre 2014, apparemment ravi de cette escapade touristico-culinaire un peu décadente, n'a semble-t-il pas lu son propre journal, qui la semaine précédente avait pourtant eu l'idée prémonitoire de demander pourquoi cette ancienne prison tellement chargée d'histoire n'avait pas été ouverte au public pour les Journées du patrimoine.

Ce à quoi la réponse officielle avait alors allégué d'impératives raisons de "sécurité". On constate donc qu'il n'en était rien (C'est ainsi qu'à Nantes, l'argument sécuritaire peut également servir à duper les naïfs, on s'en souviendra). Bien au contraire, puisqu'on peut s'y enivrer entre riches – si toutefois on est solvable et sélectionné entre privilégiés en compagnie d'étudiantes choisies pour leur physique et déguisées en matons avec un goût exquis, tout en se faisant livrer des repas de luxe.

Il faut également souligner cette particularité nantaise : lorsque des prisons neuves ont été construites dernièrement à la périphérie des agglomérations, là où l'on ne veut plus voir ces indésirables, plusieurs villes, comme à Lyon, ont tenu à marquer l'histoire névralgique des prisons désaffectées, ces anciens lieux de peine, par des opérations d'ouverture au public, et d'expositions associant la culture artistique inspirée par ces sites, et la restitution de leur complexité historique. Ne pensons qu'à la célèbre prison Montluc à Lyon, où furent martyrisés tant de Résistants, dont Jean Moulin.

On a honte de redire ici qu'il serait indigne que cette ancienne prison Lafayette à Nantes puisse être détruite par des promoteurs cupides sans marquer la trace des nombreux Résistants nantais qui y furent conduits à l'échafaud, et que les plaques commémoratives encore actuellement visibles soient jetées à la décharge, sans être réemployées et replacées sur le futur bâtiment neuf, comme il se doit, sans parler de la mémoire de tant de détenus de droit commun.

Mais il nous reste quand même une grande satisfaction, en cet automne 2014, celle de mesurer la bonne santé de la jeune bourgeoisie triomphante de Nantes, qui se fait ouvrir un lieu qui est encore propriété publique, ces quadras montants qui partent à l'assaut du monde avec entrain, et qui font preuve d'une distinction rare dans le choix de leurs divertissements, une élite future qui nous invite irrésistiblement à lui confier les yeux fermés la marche de la Cité, car voici enfin de vrais gagnants pour notre époque moderne, des jeunes gens de bonne famille qui ne semblent retenus ni par le sentiment de pudeur ni par celui de dignité.

Sur ce sujet, voir aussi cette note du blog d'Eric Chalmel : http://etatsetempiresdelalune.blogspot.fr/2014/09/la-nouvelle-vache-enragee.html?spref=fb

mercredi 17 septembre 2014

Conférence débat à Nantes-Bellevue sur les violences policières, le mercredi 24 septembre.


L'Obslab rediffuse volontiers cette invitation qui lui est parvenue :

Conférence/Réflexion sur l'actualité
"De Ferguson à Nantes, regards sur les violences policières"
Le mercredi 24 septembre, 19h30, à la Maison des Citoyens et de l'Habitant à Bellevue
Chacun peut contribuer en s'adressant à : construirelasolidarite@gmail.com
Ne laissons pas les experts débattre, soyons les experts


lundi 4 août 2014

Des Sans-papiers réprimés de façon exceptionnellement dure cet après-midi 4 août à Nantes, après avoir été expulsés de leur squatt.

Des Sans-papiers réprimés de façon exceptionnellement dure cet après-midi 4 août  à Nantes (après avoir été expulsés de leur squatt).

"Le verdict vient d'être rendu à l'instant pour les deux compagnons H. et K., accusés de s'être rebellés vendredi matin devant la préfecture : 2 et 3 mois fermes avec mandat de dépôt - ils partent donc immédiatement en prison - et 1350 euros d'amende - 450 euros pour chaque policier pour "préjudice moral".

Selon des témoins, "Un cordon policier a empêché un spectateur direct des faits qui devait témoigner au procès d'entrer dans le tribunal."
Une nouvelle fois, le tribunal de Nantes s'illustre cet été par des verdicts inouïs.

jeudi 24 juillet 2014

La colère de Franck Herbert, inventeur nantais du Nomad Stadium.

Franck Herbert, éducateur sportif en pays nantais, est en colère. Il est inventeur du Nomad Stadium, une structure légère et polyvalente qui peut servir pour une dizaine de sports différents, primée en 2013 par le concours Lépine de Paris.
 

Mais pour diffuser cette belle invention, il a dû trouver un investisseur privé afin de suppléer aux banques et se faire entrepreneur sous la marque Solid & Ludic.
Et surtout, tous les distributeurs sont unanimes pour écarter ce nouveau produit de leurs points de vente, sous prétexte qu'il est fabriqué en France, ce à quoi justement tient Franck Herbert.
« Tous les distributeurs que nous avons vus nous ont refoulés, au prétexte que notre produit était fabriqué localement. Mais le made in France, c'est la condition la plus importante pour nous. »
« On veut devenir une marque de matériel éducatif de référence. Et, pour ça, on n'est pas obligé d'aller fabriquer en Chine. »
« L'exception culturelle française a sauvé la culture de notre pays. Créons l'exception industrielle française, c'est le sens de l'Histoire. Il est temps d'imposer un taux minimum de produits manufacturés aux circuits de distribution ! ».
C'est ce qu'il déclare ce matin 24 juillet dans le journal Presse-Océan.

Cet unanimisme des intermédiaires marchands n'aurait-il pas un petit air totalitaire destiné à empêcher à la source toute créativité, qu'elle soit économique, politique ou culturelle, et d'en laisser le monopole aux grandes firmes et aux pouvoirs établis ?
Conclusion : les élites franco-françaises sabotent en amont l'économie française et misent tout sur l'esclavagisme chinois (qui transforme ses immense bénéfices douteux en effort d'équipement militaire, soit-dit en passant) et puis elles fanfaronnent à la télévision pour nous culpabiliser en disant que nous sommes un pays et un continent en déclin historique, peuplés de ratés et d'inadaptés. Et le tour est joué.

samedi 12 juillet 2014

Quand Johanna défie Londres et Berlin !


Dans Presse-Océan de ce matin samedi 12 juillet 2014, pour les 100 premiers jours de son accession à la mairie de Nantes, Johanna Roland fixe clairement son cap personnel : « Nantes : une capitale européenne. L'objectif est clair, martèle Johanna Roland. Ce mandat doit être le moment où Nantes va passer le cap et devenir une métropole européenne. L'ambition est à ce niveau. (…) Il y a un enjeu de taille critique si nous voulons être repérés en Europe. (…) Nantes doit être un challenger permanent, poursuit Johanna Roland. Nous ne sommes ni Londres, ni Berlin, et n'avons pas vocation à le devenir. Mais nous pouvons aller challenger (sic) les plus gros (…). Nous avons énormément de potentiel pour réussir. »
 
Réussir quoi ? Telle serait d'abord la question à se poser. Si Nantes parvenait à être exemplaire au niveau international, en matière de démocratie directe, de justice sociale, d'harmonie écologique, dans la fidélité à ses traditions de créativité sociale et d'insubordinations (l'optimisme vernien, le surréalisme, mai 1968, la grève générale, le catholicisme social et ses héritages laïcs, l'alliance des paysans et des ouvriers, le refus de la tentation raciste et du repli ethniciste...), ce serait déjà une belle ambition portant du sens.

Mais s'il s'agit de se faire aussi grosse que le bœuf, et se vouloir capitale impériale... de « challenger » Rome plutôt qu'Athènes la philosophe...

Précipiter les sociétés civiles dans la concurrence effrenée des territoires, au lieu de penser coopération mutuelle, est-ce le rôle d'élus de gauche ?

Privilégier la quantité à la qualité, en pleine post-modernité, est-ce bien raisonnable ? 

Employer sans vergogne le mot anglo-saxon « challenge » qui signifie « défi », et même « sommation » en termes militaires, comme paradigme néo-capitaliste de la compétition de tous contre tous ?

Quitte à commettre des bêtises historiques « hénaurmes » (comme le choix d'un aéroport mégalo au lieu d'une ligne de train à grande vitesse venant jusqu'à Nantes) ?

Mais quel est le but véritable de cette course à la grosseur ?

Faut-il l'avouer maintenant à l'opinion publique, Johanna Roland ?
Qu'est-ce qui fait vous fait courir, vous et vos équipes de professionnels de la politique locale ?
 
Ne serait-ce que l'accumulation primitive de la rente fiscale locale, féodalisée et clientélisée par la décentralisation mitterrandienne, centrée sur les rares sanctuaires métropolitains qui seront consacrés par la nouvelle bourgeoisie mondialisée, comme pôles de croissance indexés sur la désertification de leurs régions proches ?
Loin, si loin de la Bretagne et de la Loire...


samedi 21 juin 2014

Herbes sauvages à Nantes : la page facebook qui fait le buzz depuis hier !

Herbes sauvages à Nantes : la page facebook qui fait le buzz depuis hier !
 

Déjà plus de 2500 partages ce samedi midi.

(Cette page publique est accessible aussi pour les personnes n'utilisant pas facebook).


https://www.facebook.com/luc.douillard/posts/790994817598434

( Changée plus tard en : https://www.facebook.com/lucky.adelphique.douillard/posts/790994817598434

(Cliquez sur les premières photos pour voir celles qui ne sont pas affichées).




Profitez-en, en cette date de la Fête de la musique, pour aller voir également ceci, et mettez la sono à fond : 
https://www.facebook.com/luc.douillard/posts/791707024193880

L'OBSLAB vous souhaite week-end.