Pour ceux et celles qui seraient curieux de voir Daniel Mermet à Nantes. Sollicité par ATTAC 44, l'OBSLAB a accepté de parrainer cette réunion avec Jet FM. (Salle Bretagne, également accessible par le tram Arrêt Poitou, ligne 3).
...à Nantes, en pays nantais et ailleurs...
OBSLAB
mardi 24 février 2015
lundi 9 février 2015
Prochaine réunion de l'OBSLAB, entretiens de la Perle, le samedi 21 mars 2015
Prochaine réunion de l'OBSLAB, "entretiens de la Perle", le samedi 21 mars 2015 à 11 heures, au Café La Perle à Nantes.
Lectures poétiques et historiques autour des répressions et des résistances
Lectures poétiques et historiques
autour des répressions et des résistances
Liberté... Répression-Rébellion-Résistance
Lundi 16 février 2015 à 19 heures au café La Perle (étage), 8
rue du Port-au-vin, Nantes
Entrée libre et gratuite dans la
limite des places disponibles.
Premier rendez-vous public dans le
cadre de la semaine : « Violences policières, sociales,
économiques : quelles résistances ? » du lundi 16
au dimanche 22 février 2015 à Nantes
Au programme : Bukowski, Hugo,
Prévert, René Char, Cadou, Eugène Pottier, Jean Paulhan, Agrippa
d'Aubigné, Hannah Arendt, Anamaria Mayol, etc..
Une page "Événement Facebook" est ouverte :
https://www.facebook.com/events/415435018632928/
dimanche 18 janvier 2015
Prochaine réunion le 7 février
Nous avons le plaisir de vous annoncer que la prochaine réunion ouverte à
tous des Entretiens de la Perle, c'est-à-dire de l'OBSLAB
(Observatoire-Laboratoire de la démocratie locale) vous est proposée le
samedi 7 février 2015 à 11 heures, comme d'hab, à la Perle, comme d'hab.
mercredi 24 décembre 2014
Françoise Verchère comme Antigone
"Parce que je sors d'ici Antigone, ce qui ne devrait plus être de mon
âge, et alors qu'à vingt ans je comprenais Créon…"
Elle s'est donc déplacée vers la gauche en avançant dans la vie, comme Jaurès, comme Michelet, comme Chateaubriand, comme Victor Hugo, comme de nombreux Résistants entre 1940 et 1944. (Et contrairement à la plupart des dirigeants actuels du PS et des institutions de toutes sortes).
Voir ici son discours d'adieu au Conseil général (dont elle déplorait au passage que la nouvelle codification du budget, destinée à plus de "transparence" le rendait plus opaque et malaisé à comprendre.)
Françoise Verchère a participé à l'un de nos "Entretiens de la Perle".
http://etatsetempiresdelalune.blogspot.fr/2014/12/francoise-verchere-et-les-canards.html
Elle s'est donc déplacée vers la gauche en avançant dans la vie, comme Jaurès, comme Michelet, comme Chateaubriand, comme Victor Hugo, comme de nombreux Résistants entre 1940 et 1944. (Et contrairement à la plupart des dirigeants actuels du PS et des institutions de toutes sortes).
Voir ici son discours d'adieu au Conseil général (dont elle déplorait au passage que la nouvelle codification du budget, destinée à plus de "transparence" le rendait plus opaque et malaisé à comprendre.)
Françoise Verchère a participé à l'un de nos "Entretiens de la Perle".
http://etatsetempiresdelalune.blogspot.fr/2014/12/francoise-verchere-et-les-canards.html
mercredi 3 décembre 2014
Réponse à Madame J. Rolland, maire de Nantes et à Monsieur B. Cazeneuve,
Réponse à Madame J. Rolland, maire de Nantes et présidente de
Nantes-Métropole
et à Monsieur B. Cazeneuve, ministre de l'intérieur.
(Communiqué reçu ce mercredi soir 3 décembre 2014).
Suite à la manifestation nombreuse, diverse, du 22 novembre contre les répressions policières et judiciaires, à Nantes :
1- Nous tenons à rappeler, notamment à Mme J.Rolland, maire socialiste que le droit de manifester, avec ou sans autorisation, est légitime, constitutionnel.
Le 22 novembre, notamment, ce droit a été fortement entravé. Nous serons particulièrement vigilants à ce qu'il puisse s'exercer dans la ville de Nantes et ailleurs.
Nous rappelons que les libertés publiques et les droits sociaux ont été conquis et défendus, dans notre pays, par les grèves, les blocages, les occupations, les manifestations, les confrontations offensives ou défensives.
2- Nous nous interrogeons sur le coût des opérations militaires et policières visant à imposer les grands projets inutiles (aéroport de Notre-Dame-des-Landes, barrage de Sivens, LGV Lyon-Turin...) alors que cet argent pourrait servir aux besoins de la population: santé, éducation....
3- Nous n'oublions pas qu'il y a maintenant sept ans, le 27 novembre 2007, le flashball-lanceur de balles de défenses (LBD) était expérimenté à Nantes sur un lycéen de 16 ans, participant à une manifestation devant le rectorat contre la LRU, par un policier de la CDI, M.Léglise. Ce policier, responsable de cette mutilation a été relaxé en mars 2012 par la juridiction de Nantes, au motif "d'avoir tiré sur ordre".
Son impunité a fonctionné comme un "permis d'éborgner " pour la police à Nantes : trois l'ont été le 22 février (des plaintes ont été déposées, l'instruction ne serait toujours pas ouverte).
La liste des blessé-e-s, en plus d'un mort à Marseille, ne cesse de s'allonger particulièrement dans les quartiers . STOP !
L'utilisation des armes de guerre, dont fait partie le LBD, doit être proscrite.
Une large campagne urgente, «Désarmons la police», doit se mener sur cette question grave alors que Rémi Fraisse est dans toutes nos pensées.
Solidarité avec toutes les victimes de la répression ici et ailleurs
Le collectif d'organisation de la manifestation du 22 novembre
contre les violences policières et la répression judiciaire.
et à Monsieur B. Cazeneuve, ministre de l'intérieur.
(Communiqué reçu ce mercredi soir 3 décembre 2014).
Suite à la manifestation nombreuse, diverse, du 22 novembre contre les répressions policières et judiciaires, à Nantes :
1- Nous tenons à rappeler, notamment à Mme J.Rolland, maire socialiste que le droit de manifester, avec ou sans autorisation, est légitime, constitutionnel.
Le 22 novembre, notamment, ce droit a été fortement entravé. Nous serons particulièrement vigilants à ce qu'il puisse s'exercer dans la ville de Nantes et ailleurs.
Nous rappelons que les libertés publiques et les droits sociaux ont été conquis et défendus, dans notre pays, par les grèves, les blocages, les occupations, les manifestations, les confrontations offensives ou défensives.
2- Nous nous interrogeons sur le coût des opérations militaires et policières visant à imposer les grands projets inutiles (aéroport de Notre-Dame-des-Landes, barrage de Sivens, LGV Lyon-Turin...) alors que cet argent pourrait servir aux besoins de la population: santé, éducation....
3- Nous n'oublions pas qu'il y a maintenant sept ans, le 27 novembre 2007, le flashball-lanceur de balles de défenses (LBD) était expérimenté à Nantes sur un lycéen de 16 ans, participant à une manifestation devant le rectorat contre la LRU, par un policier de la CDI, M.Léglise. Ce policier, responsable de cette mutilation a été relaxé en mars 2012 par la juridiction de Nantes, au motif "d'avoir tiré sur ordre".
Son impunité a fonctionné comme un "permis d'éborgner " pour la police à Nantes : trois l'ont été le 22 février (des plaintes ont été déposées, l'instruction ne serait toujours pas ouverte).
La liste des blessé-e-s, en plus d'un mort à Marseille, ne cesse de s'allonger particulièrement dans les quartiers . STOP !
L'utilisation des armes de guerre, dont fait partie le LBD, doit être proscrite.
Une large campagne urgente, «Désarmons la police», doit se mener sur cette question grave alors que Rémi Fraisse est dans toutes nos pensées.
Solidarité avec toutes les victimes de la répression ici et ailleurs
Le collectif d'organisation de la manifestation du 22 novembre
contre les violences policières et la répression judiciaire.
dimanche 23 novembre 2014
La manifestation anti-répression d'hier samedi 22 novembre à Nantes est un énorme échec politique pour la préfecture et pour madame la maire.
La
manifestation anti-répression d'hier samedi 22 novembre à Nantes
est un énorme échec politique pour la préfecture et pour madame la
maire.
2000
personnes conscientes et déterminées, là où tous les vecteurs
d'opinion n'attendaient que 150 isolés, ostracisés sous
l’appellation se voulant infamante de « zadistes ».
2000
personnes révoltées contre la mort de Rémi, contre le surarmement
de la police, contre la souffrance des trois mutilés de l'oeil du 22
février dernier à Nantes, contre la répression judiciaire ubuesque
de l'été dernier, conduisant un jeune père de famille à des mois
de prison ferme pour avoir seulement brandi un fumigène... Trop,
c'est trop.
Cette
réunion de 2000 personnes a été rendue possible par le concours de
tous, chacun avec sa culture propre, depuis les milieux « anti-rép »
bien organisés à Nantes, jusqu'au « Blancs blocs »
relayés par l'ACIPA qui ont désinhibé des centaines de personnes
de la peur de manifester, en passant par l'Assemblée de Rezé et
l'OBSLAB, http://obslab.blogspot.fr/
Bel
échec pour Vinci et pour le capitalisme productiviste corrompu, et
pour la peur de se mettre ensemble debout.
Maintenant,
il faut mettre en images ce succès, car trop de citoyens abreuvés
par la télé n'ont pas vu les images d'une foule imposante, et n'ont
pas vu le déploiement indécent des forces de l'ordre payées par
les contribuables, payées pour provoquer à la violence.
Nous
invitons donc tous et toutes à organiser sur Facebook deux concours
de photos :
1
- Celui de la plus belle image du caractère imposant de la
manifestation (et des banderoles et pancartes, curieusement
censurées, sur ordre implicite de la préfecture),
et
2
- Celui du déploiement indécent, menaçant et polluant des pandores
motorisés, harnachés, sous-éduqués et surpayés / sur-armés.
Pour
cela, allez sur vos sites Facebook favoris :
« Nantes
révoltée »
« Face
aux armes de la police »
« Témoignages
manifestation contre l' aéroport de NDDL le 22/02/14 à nantes »
« Entretiens
du café LA PERLE » (Obslab)
etc.
Après
cela, nous serons, si nous le voulons tous, à la veille d'une
prochaine grande victoire contre les abus du maintien de l'ordre
policier à Nantes « Capitale européenne du flash-ball »,
et ailleurs :
-
obtenir les chiffres du coût réel de la police répressive, en
interpellant la Chambre régionale des comptes, et lancer ensuite le
boycott national et méthodique de la fraction de nos impôts qui
part en achats criminels de flash-ball LBD, qui mutilent nos jeunes,
et de grenades offensives qui les tuent. C'est un devoir citoyen,
maintenant.
vendredi 21 novembre 2014
En observation et médiation non-violente face à la police : également les "Blancs blocs"
A deux reprises déjà depuis le printemps dernier, et c'est encore valable pour l'échéance de demain samedi 22 novembre 2014, l'OBSLAB a recommandé d'être présents aux manifestations nantaises anti-aéroport ou anti-répression (même lorsque certains médias annonçaient par avance que ces rendez-vous seraient violents ou à hauts risques, parfois à tort, même lorsque certains partis institutionnels ou associations concernées n'y appelaient pas, même lorsque la préfecture fait fermer préventivement les magasins et les transports afin de déserter le centre-ville), ceci afin de constituer sur place avec nos corps d'adultes expérimentés et responsables, avec nos yeux, avec nos intelligences, avec nos caméras et nos communications en direct, un réseau intelligent et solidaire d'observation et de médiation non-violente face à la police, en solidarité avec la jeunesse.
C'est la raison pour laquelle nous rediffusons volontiers cet appel à la création de "Blancs blocs", rendu public aujourd'hui vendredi, qui partage un objectif identique :
http://www.acipa-ndl.fr/actualites/lettres-ouvertes-tribunes/item/461-la-non-violence-est-un-sport-de-combat-appel-pour-la-constitution-de-blancs-blocs
dimanche 16 novembre 2014
L'OBSLAB consulté par Ouest-France à propos de la déclaration du ministre sur les grenades offensives.
Le ministre de l'intérieur a déclaré cette semaine interdire un certain type de grenades offensives, comme suite à la mort tragique de Rémi Fraisse à Sivens, et a publié le rapport suivant (41 pages) :
http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Sivens-rapport-de-l-IGPN-et-de-l-IGGN
A la suite de cette actualité, la rédaction nantaise de Ouest-France a publié le sur-lendemain samedi 15 novembre 2014 un article "Les grenades interdites, pas les flahsballs".
Dans la journée du vendredi 14, l'OBSLAB a été contacté par Ouest-France pour faire part de ses réactions. Nous avons d'abord demandé que les blessés de Nantes et leurs familles soient entendus. D'autre part nous avons envoyé vendredi midi notre réponse écrite à Ouest-France, laquelle a été simultanément rendue publique en temps réel sur Facebook.
https://www.facebook.com/luc.douillard/posts/868672493163999?pnref=story
La voici :
1 - La décision du ministre ne change pas grand chose en ce qui
concerne les autres types de grenades à effets très dangereux et surtout
laisse se développer ce grand problème de société et de santé publique
qu'est la généralisation du nouveau flashball militarisé "lanceur de
balle de défense" - LBD : une arme de tir persuasif dotée d'une visée
laser qui permet techniquement de ne plus jamais rater un visage s'il
est ciblé volontairement, et de perpétrer une exécution
extra-judiciaire. C'est un problème vraiment criant dans la ville de
Nantes, "capitale européenne du LBD" avec au moins cinq jeunes gens
rendus infirmes à vie depuis 2007 (dont quatre lors de manifestations
revendicatives) : Pierre, Quentin, Damien, Emmanuel, Davy.
Il faut interdire cette arme qui provoque plus de désordre qu'elle n'en résout.
Il faut en quelque sorte désarmer le maintien de l'ordre pour qu'il redevienne professionnel et républicain.
2 - Le ministre n'aborde aucunement le problème de l'éducation des forces de l'ordre hérité de l'ère Sarkozy-Guéant, alors que nous constatons de graves atteintes à la dignité humaine à Nantes avec des policiers qui lancent des défis provocateurs aux jeunes, ou des escadrons de la Bac en civil affublés de têtes de mort et qu'on voit rire et se réjouir en se lançant l'assaut de manifestants, et toujours avec cette possibilité technique permanente de viser volontairement au visage, ce qui juridiquement constitue un crime, selon les articles 222-9 et 222-10 du Code pénal.
J'ajoute pour info la chronique de Thomas Legrand ce matin sur France Inter à 7H45, dont je partage l'analyse.
Le modèle français du maintien de l’ordre a donc perdu de son exemplarité.
Oui, et il y a eu une rupture avec l’apparition d’armes de tire, dites non létales, comme les flash-balls et les grenades offensives. Les flash-balls, en particulier, que le ministre de l’Intérieur serait bien inspiré d’interdire aussi. Le maniement de cette arme remet la police dans une position de tir ! C’est une rupture avec le sacrosaint principe du maintien de l’ordre dit « républicain » selon lequel « on ne tire pas sur la foule ». Or, avec le flash-ball, on « tire sur la foule ». Ce simple geste de viser change la philosophie du maintien de l’ordre, change le rapport à l’autorité. Et puis, il provoque de nombreuses blessures dont on parle peu. Il y a déjà plusieurs dizaines de jeunes qui ont perdu un œil ou subi de graves traumatismes à la face. Le flash-ball finira par tuer. De plus, pour empêcher le vandalisme et interpeler les meneurs, des policiers de la BAC, en civil, souvent déguisés en manifestants, s’infiltrent dans les cortèges. Le site d’information écologiste Reporterre.com a mis en lignes ces derniers jours des photos inquiétantes de ces policiers en civil, très violents, dont certains portaient même le foulard à l’effigie de tête de mort. Cette dérive est le signe que la police perd pied en matière de maintien de l’ordre. Comme dans tous les domaines qui régissent les relations entre l’Etat et la population, le maintien de l’ordre a cruellement besoin de procédures plus claires et plus transparentes… c’est-à-dire véritablement plus républicaines. (fin de citation France Inter)
Il faut interdire cette arme qui provoque plus de désordre qu'elle n'en résout.
Il faut en quelque sorte désarmer le maintien de l'ordre pour qu'il redevienne professionnel et républicain.
2 - Le ministre n'aborde aucunement le problème de l'éducation des forces de l'ordre hérité de l'ère Sarkozy-Guéant, alors que nous constatons de graves atteintes à la dignité humaine à Nantes avec des policiers qui lancent des défis provocateurs aux jeunes, ou des escadrons de la Bac en civil affublés de têtes de mort et qu'on voit rire et se réjouir en se lançant l'assaut de manifestants, et toujours avec cette possibilité technique permanente de viser volontairement au visage, ce qui juridiquement constitue un crime, selon les articles 222-9 et 222-10 du Code pénal.
J'ajoute pour info la chronique de Thomas Legrand ce matin sur France Inter à 7H45, dont je partage l'analyse.
Le modèle français du maintien de l’ordre a donc perdu de son exemplarité.
Oui, et il y a eu une rupture avec l’apparition d’armes de tire, dites non létales, comme les flash-balls et les grenades offensives. Les flash-balls, en particulier, que le ministre de l’Intérieur serait bien inspiré d’interdire aussi. Le maniement de cette arme remet la police dans une position de tir ! C’est une rupture avec le sacrosaint principe du maintien de l’ordre dit « républicain » selon lequel « on ne tire pas sur la foule ». Or, avec le flash-ball, on « tire sur la foule ». Ce simple geste de viser change la philosophie du maintien de l’ordre, change le rapport à l’autorité. Et puis, il provoque de nombreuses blessures dont on parle peu. Il y a déjà plusieurs dizaines de jeunes qui ont perdu un œil ou subi de graves traumatismes à la face. Le flash-ball finira par tuer. De plus, pour empêcher le vandalisme et interpeler les meneurs, des policiers de la BAC, en civil, souvent déguisés en manifestants, s’infiltrent dans les cortèges. Le site d’information écologiste Reporterre.com a mis en lignes ces derniers jours des photos inquiétantes de ces policiers en civil, très violents, dont certains portaient même le foulard à l’effigie de tête de mort. Cette dérive est le signe que la police perd pied en matière de maintien de l’ordre. Comme dans tous les domaines qui régissent les relations entre l’Etat et la population, le maintien de l’ordre a cruellement besoin de procédures plus claires et plus transparentes… c’est-à-dire véritablement plus républicaines. (fin de citation France Inter)
samedi 1 novembre 2014
Pré-Rapport provisoire - Les quatre paradoxes de la manifestation nantaise de ce samedi soir
Pré-Rapport
provisoire sur la manifestation nantaise de ce samedi 1er
novembre 2014. Communiqué de presse 23h30.
En
guise de rapport provisoire de nos observateurs-médiateurs
bénévoles sur place, nous sommes en mesure de bien vouloir
demander à Ouest-France, Presse-Océan, AFP
et aux autres rédactions de bien vouloir prendre en compte
les 4 orientations de ce compte-rendu que nous développerons
dans notre prochaine édition sur le blog http://obslab.blogspot.fr/
Les quatre paradoxes de la manifestation
nantaise de ce samedi soir :
1
- Une manifestation « interdite » mais s'autorisant de fait
massive et responsable pour Rémi ;
2
- Une manifestation de « casseurs » sans casse matérielle ;
3
- Une manifestation « insurrectionnelle » mais où la police
conduit scientifiquement l'itinéraire de bout en bout et
blesse des innocents ;
4
- Une diffamation d'État
irresponsable par l' « acide », qui aura des conséquences
durables et incalculables ;
vendredi 31 octobre 2014
Communiqué OBSLAB - Manifestation de demain samedi en solidarité après la mort de Rémi. - APPEL A Y PARTICIPER en observation et médiation
Communiqué OBSLAB - Manifestation de demain samedi en
solidarité après la mort de Rémi. - APPEL A Y PARTICIPER
en observation et médiation
L'OBSLAB (Observatoire-laboratoire de la démocratie locale en pays nantais) :
1 - Déclare comprendre le refus de l'Acipa et du Cedpa d'appeler à cette manifestation en raison des risques ;
2 - Critique le contexte local de surenchère sécuritaire et anxiogène des autorités et le climat actuel de provocations à la violence et de contre-provocations ;
3 - Rappelle sa position générale, à propos des dégâts et violences matérielles, notamment en cours de manifestation publique :
A- Ils tendent à rater leur cible (pourquoi s'en prendre par exemple aux transports en commun dans une manifestation écologique sinon pour la discréditer ?), à prendre la place d'une démarche construite de non-collaboration collective, n'offrant pas de prise aux manipulations et provocations ;
B- Ils sont contreproductifs dès lors qu'ils sont issus d'initiatives individuelles se voulant avant-gardistes auto-proclamées d'un dépassement radicalisé-révolutionnaire très hypothétique et n'offrant pas aux gens ordinaires la possibilité de se le réapproprier, sinon comme figurants instrumentalisés et victimes au final .
C - Et enfin ils risquent ainsi de ne pas être compris et soutenus par la majorité des gens, ce qui provoque de la peur, l'extension du spectacle officiel de la peur, la marginalisation des révoltés et l'appel à plus de répression policière contre eux.
4 - Mais l'OBSLAB appelle pourtant les citoyens nantais, notamment les adultes, à être présents nombreux demain samedi aux côté des jeunes, en hommage à Rémi dans le recueillement et la dénonciation du surarmement de la police, dans une démarche d'observation et de médiation face à la police nantaise.
L'OBSLAB (Observatoire-laboratoire de la démocratie locale en pays nantais) :
1 - Déclare comprendre le refus de l'Acipa et du Cedpa d'appeler à cette manifestation en raison des risques ;
2 - Critique le contexte local de surenchère sécuritaire et anxiogène des autorités et le climat actuel de provocations à la violence et de contre-provocations ;
3 - Rappelle sa position générale, à propos des dégâts et violences matérielles, notamment en cours de manifestation publique :
A- Ils tendent à rater leur cible (pourquoi s'en prendre par exemple aux transports en commun dans une manifestation écologique sinon pour la discréditer ?), à prendre la place d'une démarche construite de non-collaboration collective, n'offrant pas de prise aux manipulations et provocations ;
B- Ils sont contreproductifs dès lors qu'ils sont issus d'initiatives individuelles se voulant avant-gardistes auto-proclamées d'un dépassement radicalisé-révolutionnaire très hypothétique et n'offrant pas aux gens ordinaires la possibilité de se le réapproprier, sinon comme figurants instrumentalisés et victimes au final .
C - Et enfin ils risquent ainsi de ne pas être compris et soutenus par la majorité des gens, ce qui provoque de la peur, l'extension du spectacle officiel de la peur, la marginalisation des révoltés et l'appel à plus de répression policière contre eux.
4 - Mais l'OBSLAB appelle pourtant les citoyens nantais, notamment les adultes, à être présents nombreux demain samedi aux côté des jeunes, en hommage à Rémi dans le recueillement et la dénonciation du surarmement de la police, dans une démarche d'observation et de médiation face à la police nantaise.
samedi 18 octobre 2014
Bilan rapide des "Entretiens de la Perle" - OBSLAB - qui se sont tenus ce matin 18 octobre 2014.
Toutes les décisions ont été prises à l'unanimité par consensus et suivies d'un apéritif amical ouvert à tous et toutes.
L'assemblée a décidé de :
1 - s'organiser pour assurer le succès de la pétition anti-flashball auprès des cafés-bars
voir notamment une annonce de cette campagne sur le site du journal parisien Les Inrockuptibles : http://www.lesinrocks.com/2014/10/12/actualite/nantes-police-nest-pas-open-bar-11529277/
2 - a enregistré la création hier soir vendredi du blog provisoire dédié à cette pétition (à reconfigurer prochainement) : http://flashballnonmerci.blogspot.fr/
2 - de donner à ce blog un aspect non anxiogène, malgré la gravité de la répression policière d'Etat
3 - de se donner prochainement un logo-pictogramme "Flash-ball non merci" et des affichettes, afin de créer un réseau national et international contre le surarmement de la police,
4 - de suivre la prochaine réunion nationale à Paris (Montreuil) des victimes de la police,
- de laisser les jeunes gens de Nantes auto-organiser eux-mêmes prochainement une manifestation de dénonciation de la répression de la manifestation anti-aéroport du 22 février dernier, sachant que 1 - nous rappelons qu'à côté de l'hypothèse d'une "auto-dénonciation" collective à définir, plus ou mois humoristique, il y a également l'hypothèse d'une plainte collective contre la police nantaise, et sachant que 2 - de toutes façons, et comme d'habitude, l'OBSLAB sera physiquement aux côtés des jeunes contre la police s'il y a un cortège de prévu.
5 - de préparer une conférence de presse générale de toutes les victimes de la police à Nantes le 27 novembre prochain, date anniversaire, et dans cette optique de proposer aux organisateurs partenaires que l'un des thèmes principaux de cette conférence soit axé sur une demande urgente au Procureur de la République de confier une enquête indépendante à un juge d'instruction sur les faits de la manifestation du 22 février dernier.
6 - de signer en tant qu'Obslab l'appel "Lettre ouverte aux députés et sénateurs" issu des milieux anti-aéroport. Voir ici le texte complet : http://www.acipa-ndl.fr/actualites/communiques-de-presse/item/444-lettre-ouverte-aux-deputes-et-senateurs-a-propos-de-la-repression-des-mouvements-sociaux
7 - de suivre toujours attentivement les autres dossiers de l'OBSLAB, notamment le débat lancé par Nantes-Métropole sur la Loire, et tous les projets d'aménagement, dont celui de la Petite-Hollande
8 - de nous retrouver aux prochains entretiens de la Perle de l'OBSLAB : le samedi 29 novembre à 11 heures, suivi d'un apéro comme d'hab' !
amitiés à tous et à toutes,
Luc
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